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Caravane du Flambeau de la paix, occasion du Président Evariste Ndayishimiye d’affirmer que la paix est une réalité au Burundi.

lundi 26 octobre 2020, par webmaster

Introduction
Le mois de septembre 2020 a été caractérisé par les visites de présentation des nouveaux gouverneurs par le Président de la République, la conférence publique du Président de la République, la caravane du flambeau de la paix, le recensement des sans emploi, le lancement du programme d’Appui à la société civile burundaise, la réunion de travail du gouverneur de Cankuzo et la déclaration de la Ligue Izere –Ntiwihebure sur la situation des droits de l’homme au Burundi.
Le rapport du mois de septembre revient sur les différents discours prononcés par les différentes autorités politiques et administratives pendant ces réunions et dans les différentes déclarations et correspondance.
En effet, à travers les différentes visites, le Président a expliqué le slogan de son gouvernement mais sans toutefois montrer comment il va le mettre en application. Le Président a également montré à la communauté internationale qu’il ne veut que des relations entre les pays sélectionnés. Le rapport revient sur la correspondance des associations de la société civile qui accusent l’Union Européenne de financer des organisations qui peuvent perturber la paix au Burundi.
Le rapport revient également sur la caravane de la paix ,14ème édition. Selon le Président, cette caravane a été une occasion de montrer que la paix règne sur le territoire burundais.
Le rapport insiste enfin sur la déclaration de la Ligue Izere qui affirme que la situation des droits de l’homme est bonne au Burundi alors qu’on continue à observer des violations des droits de l’homme dans plusieurs provinces du pays.
Enfin, le RCP émet des recommandations à l’endroit des concernés pour améliorer la situation du pays.

1. Visite du Président de la République en province Bujumbura Rural, Cibitoke, Bubanza et Mwaro.
Depuis le mois d’août 2020, le Président Evariste Ndayishimiye a entamé des descentes au niveau des provinces du pays pour présenter officiellement les gouverneurs de province nommés au mois de juillet 2020. Pour mois de septembre, c’était le tour des provinces de Bujumbura Rural, Cibitoke, Bubanza et Mwaro. L’objectif de ces visites est de présenter officiellement les nouveaux gouverneurs de province à la population et de les expliquer le gouvernement « parent et laborieux ». La présentation des gouverneurs a été précédée par une réunion à l’endroit des administratifs et les élus de ces provinces ainsi que des natifs œuvrant dans d’autres provinces.
Selon le Président Evariste Ndayishimiye, le gouvernement « Parent et laborieux » (Leta Mvyeyi, Nkozi) a pour mission de protéger la population, de poursuivre et juger les criminels, de battre la monnaie du pays et de gérer la chose publique en bon père de famille pour assurer le bien-être des citoyens.
Il a demandé à l’administration du sommet à la base et ceux de la justice de bien servir le peuple qui, selon lui est leur patron.
Comme le feu Président Pierre Nkurunziza, son grand-père comme il aime le dire, les réunions qui précèdent la présentation publique des gouverneurs sont animées à huis clos sans la présence des journalistes. Les participants n’ont pas le droit d’entrer dans les salles de réunions avec leur téléphone portable ou tout autre matériel comme carnet et stylo. Cette pratique est d’éviter l’enregistrement des sons ou la prise des notes par les participants. Pendant ces descentes, le Président a montré qu’il est contre les revendications des syndicats des travailleurs qui réclament l’amélioration de leurs conditions sociales et de travail.
En province Bujumbura rural en date du 10 septembre, le Président Evariste Ndayishimiye a déclaré que les fonctionnaires qui ont l’habitude de réclamer l’augmentation des salaires n’ont qu’à déposer les tabliers. Il a insisté surtout sur les enseignants et les travailleurs du secteur de la santé qui selon lui leurs prestations sont médiocres mais continuent à faire des grèves pour réclamer l’augmentation des salaires. Selon lui, ceux qui ne sont pas satisfaits des salaires octroyés par le gouvernement n’ont qu’à partir et laisser la place à ceux qui veulent du travail.
Pendant ces rencontres, il a fait savoir que son gouvernement va se concentrer sur le développement local surtout dans le domaine agricole raison pour laquelle il a demandé à tous les administratifs surtout les agronomes de constituer des champs modèles. Ces champs-modèles vont aider la population à avoir des exemples et le slogan : « chaque bouche ait à manger et chaque poche ait de l’argent. » est mis en application.
Le Président dans ces réunions à huis clos a exigé qu’il y ait un bureau des parlementaires au niveau provincial pour recueillir les doléances de la population qu’ils représentent.
Dans ces rencontres, la question de sécurité a été évoquée mais a été minimisée. Il a conclu que la quadrilogie composée par la justice, l’administration, la population et les services de sécurité doit être renforcée et s’en occupe.

Pendant la présentation des gouverneurs, le Président Evariste a indiqué que le gouverneur doit travailler en franche collaboration avec la population parce que l’union fait la force. Le gouverneur est un commandant des travaux qui aideront au développement de la province. Toute autorité administrative qui ne respectera pas ses engagements sera limogée, raison pour laquelle il y a des boites à suggestions à tous les bureaux communaux dans lesquelles la population va mettre leurs observations, les opinions, les fautes et les non-engagements des autorités. Les clés de ces boites sont conservées à la présidence. C’est moi-même qui lirai vos doléances, a –t-il ajouté.
Ces visites ont été une occasion pour le Président d’inaugurer certaines infrastructures construites par les opérateurs économiques ou les partenaires.
A Bubanza en commune Gihanga, il a inauguré un Centre de Recherche scientifique agronomique construit par les chinois. Ce centre sera chargé d’accueillir les techniciens agronomes, faire l’étude de nouvelles semences, la sélection des semences. Ce centre de recherche scientifique en agronomie recevra les étudiants en provenance des pays de l’East African Community.
Après avoir coupé le ruban, le Président a remercié la République populaire de Chine pour l’œuvre réalisée, qu’il s’agit d’une aide de grande importance pour le Burundi qui a mis au premier rang la politique agricole. Selon lui, la Chine continue a montré que c’est un ami du Burundi. Pour lui, dans les malheurs et les bonheurs, la Chine n’abandonne jamais le Burundi, elle intervient en cas de nécessité dans tous les secteurs d’activités ou dans les moments cruciaux sur le Burundi. « Ce centre nous aidera beaucoup à augmenter la production dans notre pays afin de combattre la famine et la pauvreté étant donné que le gouvernement a mis en avant l’agriculture » a-t-ii ajouté.

2. Réunion du Gouverneur de Cankuzo à l’endroit des administratifs de la commune Cankuzo, occasion de proférer des menaces aux récalcitrants.
Les nouveaux gouverneurs des différentes provinces ont commencé à rencontrer les chefs de services et les administratifs à la base de leur ressort pour une prise de contact et se donner une ligne de travail.
En province Cankuzo, le 08 Septembre2020, le gouverneur Boniface Banyiyezako a tenu une réunion à l’intention des administratifs à la base de la commune Cankuzo notamment les responsables des 10 maisons, les chefs collinaires et les chefs de zone. L’objectif de cette réunion était de donner à ces nouveaux dirigeants un nouveau cahier de charge tel que le prévoit le gouvernement dit laborieux c’est-à-dire « Nkozi » et Stricte c’est-à-dire « Nkazi ».
Le gouverneur a longuement expliqué l’ancien testament et à demander à ces nouveaux dirigeants d’imiter certains personnages dont parle la Bible comme Salomon. Le gouverneur leur a signifié que celui qui condamnera injustement un citoyen sous son autorité sera maudit. Selon le gouverneur de la province Cankuzo ces nouvelles autorités sont interpelés à défendre les pauvres, les veuves et les orphelins.
Le chapitre de la sécurité a dominé son discours car il a d’abord commencé à rappeler à ces nouveaux dirigeants la tâche qui les attend en matière de maintien de la paix et de l’ordre public. Ici il a soupçonné déjà les autorités locales qui pourraient collaborer avec les ennemies du pays. Il les a mis en garde qu’ils pourront subir des sanctions graves. Il a dit en Kirundi qu’il sait bien que parmi ces autorités « Hariho abantu bagenda barapfuye » c’est-à-dire des morts vivant. Un combat contre ces gens-là est prévu a-t-il ajouté. Ces nouveaux dirigeants ont été alors interpelé à traquer et à surveiller les irréguliers sur toutes les collines et tous les quartiers du chef-lieu pour qu’aucun ennemi ne puisse pas perturber la sécurité.
Dans ce cahier de charge, ces nouvelles autorités devront combattre également les boissons prohibées telles que la bière d’ananas, bière de banane avec levure(kinyurane) et karibu. Ici le gouverneur a pointé du doigt les collines de Kabeza, Muhweza, Musenyi Rutoke en commune Cankuzo où ces boissons continuent à être consommées. Il a donné un délai d’une semaine pour que les chefs de ces collines arrêtent définitivement les fabricants de ces boissons et les consommateurs. Il a dit en Kirundi que « uwo bizonanira tuzomwirukako » c’est celui qui échouera sa mission sera sanctionné sévèrement. Il a alors annoncé à ces dirigeants « Ntimwaje gutwara mwaje kwikorera umusaraba » c’est-à-dire vous n’êtes pas venus diriger seulement mais vous portez le fardeau du peuple.
Le dernier élément de ce cahier de charge donné à ces dirigeants c’est de traquer aussi toute personne qui se dérobera des différentes contributions au développement car celle-ci sera l’ennemi du pays et sera condamnée à quitter sa colline. Les administratifs du chef-lieu de la province ont dit qu’il y a des récalcitrants qui ne veulent pas contribuer pour le développement de la commune Cankuzo. Le gouverneur a promis qu’il va les corriger s’ils ne veulent pas changer.
Les participants n’ont pas été content du comportement affiché par ce nouveau gouverneur qui se comporte comme un évangéliste mais qui n’hésiter pas de proférer des injures à l’endroit des administrés.
3. Recensement des sans-emploi au niveau national
Du 12 au 14/9/2020, le gouvernement du Burundi via le ministère de l’intérieur, de la sécurité et du développement local a organisé un recensement des diplômés sans emploi (chômeurs) au niveau national.
Cet événement a eu lieu sur toutes les collines de la province Bubanza. Les jeunes diplômés ont répondu massivement à cet appel du gouvernement de se faire inscrire auprès des agents chargés d’enregistrement des chômeurs.
En commune Bubanza précisément sur la colline Gahongore, les jeunes diplômés ont hésité à se faire enrôler parce qu’ils ne comprenaient pas comment un pays comme le Burundi qui a une économie très faible peut trouver du travail aux nombres très élevés des chômeurs. Suite aux rumeurs des rebelles qui circulaient partout, ils pensaient qu’il s’agit de l’enrôlement des jeunes dans le but de calmer leurs esprits afin d’abandonner l’idée de prendre le chemin du maquis.
Cette inscription a eu lieu dans toutes les communes de Bubanza. Deux jours suivants, les jeunes ont répondu massivement même si les questions et les inquiétudes restaient nombreuses. Chaque diplômé présentait sa carte d’identité et le projet qu’il prétend réaliser et son financement variait entre 5 millions et 200 millions.
Vu le nombre des chômeurs au Burundi en général et à Bubanza en particulier, il est totalement impossible que le gouvernement puisse débloquer ce budget pour financer les projets présentés par les jeunes diplômés, les différentes coopératives et associations inscrits. C’est pour cette raison que les jeunes n’hésitent pas de penser que le gouvernement est en train de préparer le service militaire obligatoire pour eux afin de pouvoir l’aider à combattre la rébellion une fois déclarée.

4. Caravane du « Flambeau de la Paix »14ème édition, occasion du gouvernement de Gitega de montrer à la communauté nationale et internationale que la paix au Burundi est une réalité.

Depuis 2006, le gouvernement du Burundi organise une caravane du « Flambeau de la paix » à travers les 18 provinces du pays. L’association des porteurs du Flambeau de la paix « Intwararumuri » dirigée par le Général de Brigade Agricole Ntirampeba en collaboration avec le Comité National Olympique(CNO), la présidence de la République du Burundi et le ministère de la jeunesse, sport et culture, des affaires de la Communauté East Africaine, ont organisé la 14ème édition du 15 septembre au 25 Septembre 2020.La caravane était organisée sous le thème « Tous ensemble, bâtissons un Burundi flamboyant. »
L’équipe des porteurs du Flambeau de la paix a sillonné tout le pays en distribuant des appuis aux chantiers en cours. Ces appuis sont constitués de sacs de ciment, de tôles et de fer à béton. Selon le Président du comité d’organisation de la caravane, l’objectif de cet événement unique est de parcourir tout le pays pour montrer à la population locale et à la communauté internationale, que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire national.
Le lancement officiel a eu lieu en Mairie de Bujumbura en date du 25 septembre en présence des hautes autorités du pays et le Président de la République Evariste Ndayishimiye.
Les activités marquant la clôture de la caravane ont eu lieu à Gitega, capitale politique le 25 Septembre. Le Président burundais, le Général Major Evariste Ndayishimiye avait pris part à ces cérémonies.

Prenant la parole, Evariste Ndayishimiye a rappelé que la caravane du flambeau de la paix a été initié par leur « grand –père », son excellence Pierre Nkurunziza.

Le Président Evariste a fait savoir que le flambeau de la paix a été préparé en synergie cette année. Il a cité ceux qui ont aidé dans les préparatifs de la caravane du flambeau de la paix de cette année. Entre autres acteurs -clés cités par Evariste Ndayishimiye, il y a l’association "Intwararumuri" (porteurs du flambeau), le ministère des affaires de la communauté Est africaine qui a la jeunesse et sport dans ses attributions, le comité national olympique ainsi que certains opérateurs économiques.

Evariste Ndayishimiye a saisi de l’occasion pour remercier toute personne ayant contribué pour que le flambeau de la paix édition 14ème sillonne le pays.

Il a demandé à tout un chacun de songer d’ores et déjà à aider pour le flambeau de l’an prochain.

Figure 1:Vue de porteurs du Flambeau de la paix lors de la clôture de la caravane
En ce jour de clôture de la caravane du flambeau de la paix, édition 14ème, Evariste a posé la première pierre sur le monument de la caravane du flambeau de la paix, lequel monument sera érigé à Gitega, près du tribunal de grande instance de Gitega.
Selon lui, ce monument sera d’une importance capitale car il sera érigé au centre du pays et va éclairer tout le pays.

Figure 2:Pause de la première pierre au monument du Flambeau de la paix.

Le Président Evariste Ndayishimiye , en parlant de l’initiateur du flambeau de la paix qui est Pierre Nkurunziza, il a qualifié celui-ci de son « grand-père ».En qualifiant donc Pierre Nkurunziza de son grand- père, il se voit bien que Ndayishimiye est un Président qui se sous-estime, ne s’affirme pas car il n’y a aucune raison qui le pousse à qualifier son prédécesseur de son grand-père .D’ailleurs, Nkurunziza est son compagnon de lutte car ils ont été ensemble au maquis, mieux valait donc qu’il le considère comme son frère mais pas comme son grand père.

En citant ceux qui ont financé le flambeau de paix pour cette année et invitant la population burundaise à songer à financer le flambeau de l’an prochain, nous voyons que Ndayishimiye a tendance que toute la population finance les activités ultérieures du flambeau de paix.
La clôture de la caravane a été précédée par le dépôt de gerbes de fleurs au tombe du feu président Pierre Nkurunziza par le couple présidentiel et la veuve Denise Bucumi.

5. Première Conférence publique du Président de la République, occasion de s’en prendre à l’opposition et à la communauté internationale.
Vendredi le 25 Septembre 2020, à Gitega, la capitale politique du Burundi, le Président Evariste Ndayishimiye a animé la première conférence publique depuis 100 jours qu’il a accédé au pouvoir.
Au cours de cette conférence publique,Evariste Ndayishimiye a répondu aux différentes questions posées d’un côté par les journalistes prestant dans différents médias œuvrant au Burundi et de l’autre côté la population.
Les journalistes lui ont posé pas mal de questions sur la vie de la nation et de la coopération. Entre autres questions posées par les journalistes lors de cette conférence publique sont :la question des groupes armés qui se font parler d’eux à travers tout le pays, lesquels groupes armés ont déjà revendiqué des attaques contre le Burundi, la question de renouer des bonnes relations avec le pays voisin le Rwanda, la question de coopérer avec les pays membres de l’Union Européenne.
A la première question qui concerne les groupes armés qui attaquent le Burundi depuis un certain temps, Evariste Ndayishimiye a fait savoir que ceux qui affirment que le Burundi a été attaqué ne savent pas ce qu’on appelle « attaquer » un pays.
Le Général Major Evariste Ndayishimiye a fait savoir que le pays est protégé par certaines institutions. Pour attaquer donc le Burundi, il faudrait d’abord s’attaquer à ces institutions, a -t-il ajouté.
Selon Evariste Ndayishimiye, on ne peut pas affirmer avoir attaqué un pays sans pour autant avoir occupé une de ses communes et de s’en approprier.
Evariste Ndayishimiye, quant à lui, il trouve plutôt que le Burundi connait une paix sans précédent. Entre autres indicateurs de cette paix évoqué par ce président est que lui-même sillonne tout le pays pendant la nuit.
Il a précisé que même la nuit qui précédait cette conférence publique, il avait quitté Bujumbura pour se rendre à Gitega tard pendant la nuit.
Revenant sur des attaques qui se disent ici et là dans le pays, Evariste Ndayishimiye a dit ne pas comprendre des gens qui prétendent avoir attaqué un pays sans d’abord s’être attaqués à un président de ce pays qui se promène aisément pendant la nuit.
Parlant de ses promenades de nuit, Evariste Ndayishimiye a dit qu’il a quitté Kigoma tard la nuit du 19 Septembre 2020 pour se diriger vers Bujumbura.
Evariste Ndayishimiye a affirmé avoir passé la nuit partout où il se dit que les groupes armés sont signalés.
Pour ce qui est de la deuxième question de renouer de bonnes relations avec le pays le Rwanda, Evariste Ndayishimiye a dit que le Rwanda est en train de préparer les réfugiés burundais vivant dans ce pays afin que le moment venu, ils s’attaqueront à leur pays d’origine qui est le Burundi.
« Ceux qui ont voulu renverser les institutions se la coulent douce au Rwanda. Nous pensons que le Rwanda est en train de les préparer pour déstabiliser le pays. Les paroles ne suffisent pas. Il faut des actions », a déclaré Ndayishimiye.
D’après lui, le Rwanda ne manifeste pas la volonté de rétablissement des relations : « Lorsque les criminels se réfugient au Burundi, on les remet au Rwanda mais ce dernier ne l’a jamais fait », a-t-il souligné, notant que si le Rwanda le veut réellement, cette question de normalisation des relations peut trouver une solution rapidement.
Ndayishimiye a affirmé qu’il ne pourra en aucun cas s’asseoir avec le Président rwandais. Collaborer avec le Rwanda pour le Burundi, cela équivaut à quelqu’un qui partagerait de la bière à un soi-disant ami alors qu’il connait bien que ce dernier mettra du poison dans sa bière, a précisé Evariste Ndayishimiye.
Evariste a qualifié les dirigeants rwandais d’hypocrites. Il a par la même occasion, signifiée que les hypocrites sont plus que mauvais.
Pour ce qui est de la troisième question de coopérer avec les pays européens, Evariste Ndayishimiye a commencé par rappeler que les pays européens avaient préparé de renverser les institutions au Burundi mais qu’ils ont échoué :
« Nos relations avec l’Union européenne se sont dégradées parce que nous avons constaté que cette organisation était complice dans la tentative de coup d’État de 2015. Comme ils avaient échoué de prendre le pouvoir, ils ont pris des sanctions contre ce gouvernement pour que la pauvreté le fasse tomber", heureusement Dieu a veillé sur nous. », a-t-il déclaré.
Il a poursuivi en disant que toute chose a sa fin mais que son gouvernement est prêt à un dialogue pour la réouverture de la coopération.
« Toute chose à une fin. C’est pourquoi aujourd’hui, nous leur avons déjà annoncé : "On ne vous a pas chassé, vous êtes partis de vous-mêmes. Si vous voulez renouer avec nous, la porte est ouverte ».
Pour lui, le plus important pour le Burundi, c’est que le Burundi reste ouvert à la coopération :
« S’ils veulent qu’on coopère réellement, il n’y a aucun problème parce qu’on n’a jamais dit avoir pris de sanctions contre l’Union européenne. Mais brandir telle ou telle résolution, ça ne marche pas, il faut plutôt dialoguer. Nous savons que l’Accord de Cotonou a fait son temps, et qu’on est en train de négocier la suite, nous, nous poursuivons notre marche en avant », a-t-il conclu.
D’autres questions en rapport avec la formation du gouvernement qui exclut la deuxième formation politique, le Président a fait savoir que tous les 12 millions ne sont pas dans le gouvernement, que celui qui se sent lésé peut le contacter étant donné qu’il est le serviteur de tout le monde.
Une question qui a suscité beaucoup de remue est celle en rapport avec la déclaration du patrimoine par les mandataires publiques, il s’est rétracté en disant que la richesse d’une personne est un secret alors qu’il avait déclaré en date du 23 août que tous les mandataires devraient déclarer leurs biens en déans deux semaines.
Cette première conférence du Président de la République n’a pas satisfait au public qui s’attendait à un discours rassurant de sa part.
6. Lancement du Projet de l’Union Européenne de soutien à la société civile burundaise.
Le gouvernement du Burundi en partenariat avec l’Union Européenne a lancé un Programme d’Appui à la Société Civile Burundaise « PASCB » en date du 28 septembre 2020. Ce programme sera exécuté dans 6 provinces du pays à savoir Bujumbura,Cibitoke,Kayanza, Muyinga, Rutana et Ruyigi avec un appui financier de 7 323 321 euros.

Les activités de lancement officiel de ce projet ont été rehaussées par la Directeur Général des ONG au ministère de l’intérieur, du développement local et de la sécurité, Rénovât Nizigiyimana. Le programme a été lancé en présence des gouverneurs des provinces, les administrateurs communaux, les représentants du peuple des provinces concernées ainsi que les associations choisies pour la mise en application de ce programme. Ce programme sera piloté par OXFAM et CORDAID, ONG qui ont resté au côté du Burundi pendant cette crise déclenchée en 2015.
Selon Rénovât Nizigiyimana, ce programme consiste à renforcer les capacités des intervenants à tous les niveaux et particulièrement l’administration provinciale et communale.
Pour lui, ce programme représente un intérêt pour les communes d’intervention et a exhorté les autorités locales à s’approprier de ce programme étant donné qu’il est lancé au lendemain de la mise en place des nouvelles autorités à tous les niveaux. Le programme va aider à les former dès leurs prises de fonction surtout pour les autorités locales, a-t-il conclu.
Au lendemain du lancement officiel de ce programme,11 associations de la société civile ont adressé une lettre au ministère de l’intérieur pour dénoncer ce qu’elles ont qualifié d’exclusion.
Dans cette correspondance, ces associations disent qu’elles ont été surprises par le fait qu’elles n’ont pas été associées : « Nous avons été surpris du lancement national du programme « PASCB » par les ONGs étrangères notamment OXFAM et CORDAID financé par l’Union Européenne. Ce qui est très scandaleux, c’est que ces ONGs disent aller exécuter ce projet dans 6 provinces où nos organisations sont présentes mais aucune des nôtres n’a été associée. »
Ces organisations accusent ces ONGs qui vont piloter le projet d’avoir violé la loi régissant la coopération de la République du Burundi et organisations non Gouvernementales Etrangères(ONGE) notamment en son chapitre3, articles13et 14.
Selon la correspondance, ces organisations signataires ne comprennent pas pourquoi elles n’ont pas été consultées alors qu’elles sont présentes sur tout le territoire national.
A travers cette correspondance, elles ont affirmé que le financement de l’UE a un agenda caché : « Nous y voyons un agenda caché non encore révélé qui risquera de coûter cher à notre chère patrie tel que certaines ONGs étrangères et l’Union européenne l’ont fait en finançant seulement les ONGs et associations locales qui ont trempé dans la subversion et tentative de coup d’Etat de 2015 ».Et de demander à ces organisations pilotes (OXFAM et CORDAID de les intégrer faute de quoi le ministère de l’intérieur et des affaires étrangères seraient obligés de suspendre ce programme discriminatoire qui cache un arbre dans un forêt.
Ces associations sont : ABA, ACOPA- Burundi, AFJC, CAPES+, CASAF, CODIP, Ligue Izere Ntiwihebure, FOLUCON-F, NAD, ONELOP-Burundi et PISC-Burundi.
7. La Ligue des droits de la personne humaine Izere-Ntiwihebure satisfait de la situation des droits de l’homme au Burundi.
Vendredi le 18 Septembre 2020, le représentant provincial de la ligue Izere Ntiwihebure à Gitega, monsieur Ildefonse Misago a sorti une déclaration où il faisait savoir que les droits de la personne humaine sont actuellement très bien respectés au Burundi.
Dans sa déclaration, Ildéphonse Misago trouve que le peuple burundais bénéficie de tout ce qui lui est offert par la loi :
Ildéphonse Misago a cité à titre d’exemples les constats faits par la ligue Izere Ntiwihebure en ce qui est des cas de respect des droits humains au Burundi ces jours-ci : il a parlé premièrement de la passation des tests dans le recrutement au niveau des services de l’Etat. A l’issu de ces tests, les meilleurs sont choisis et retenus, a précisé Ildefonse Misago.

Selon ce représentant de la ligue izere ntiwihebure, ces tests se font dans la transparence, la preuve en est que s’il arrive qu’on se trompe dans la correction des tests en question, le candidat ou la candidate a droit au recours. Bien plus, on procède à la proclamation des résultats, a-t-il ajouté.

Un autre élément soulevé par Ildefonse Misago dans cette optique de justifier le respect des droits de l’homme au Burundi, c’est que les responsables administratifs ne font pas sourde oreille face aux doléances de la population. Ils font ceci sans considérer l’appartenance politique de l’individu demandeur de service a ajouté ce représentant de la ligue Izere Ntiwihebure.

A entendre ce que dit de tels représentants de la société civile, il y a lieu de croire que tout va bien dans ce pays, bien entendu pour quelqu’un qui ne suit pas régulièrement ce qui s’y passe.
Ildéphonse Misago parle des droits de la personne humaine respectés actuellement au Burundi alors que le gouvernement burundais ne cesse de bafouer les droits des citoyens : enlèvements, tueries, emprisonnements abusifs et bien d’autres violations des droits humains.
Ce défenseur des droits de l’homme qui sort une déclaration sur la situation des droits de l’homme mais qui ne fait aucune mention sur les cas des violations commises depuis l’investiture du nouveau Président montre qu’il est à la solde du parti au pouvoir.

8. Conclusion et recommandations
Le mois de septembre 2020 a été marqué en grande partie par les visites organisées par le Président de la République pour la présentation officielle de gouverneur et l’inauguration des œuvres des entrepreneurs et de la population.
A travers ces visites, le Président a expliqué l’appellation de son gouvernement « Leta mvyeyi nkozi » et a appelle à la population de lui soutenir sans oublier de demander aux gouverneurs et les autres autorités de travailler pour tout le monde.
La conférence publique qu’il a animée à Gitega en date du 25 septembre est venu pour montrer qu’il n’est pas prêt pour collaborer avec les autres forces vives de la nation car il a dit que les 12 millions de la population ne peuvent pas faire partie du gouvernement. Ceci est venu pour justifier pourquoi le parti CNL n’a pas été associé au gouvernement alors qu’il est la deuxième formation politique après le CNDD-FDD selon les élections de mai 2020.
Le RCP constate que les organisations de la société civile burundaise qui travaillent avec le gouvernement de Gitega ont tendance à le dominer en leur donnant l’ordre de prendre les mesures pour les ONG qui sont accusées de financer une partie des associations de la société civile.
Le RCP constate également que ces associations continuent à nier l’existence des violations des droits de l’homme et se contentent de sortir des déclarations pour affirmer que les droits de la personne humaine sont respectés.
Face à cette situation, le RCP recommande :
 Au gouvernement de :
 Mettre en application le slogan « Leta Mvyeyi,Nkozi »
 Améliorer les relations avec les pays de la région, l’Union européenne et les organisations internationales

 A la société civile burundaise de :
 Œuvrer pour le respect de la personne humaine
 A la population de :
 Rester serein et dénoncer toutes les violations des droits de l’homme.

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