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La semaine dédiée aux combattants, occasion pour le Président de la République Evariste Ndayishimiye de réactiver la virulence des membres de la Ligue des jeunes « imbonerakure »affiliée au parti CNDD-FDD.

lundi 14 décembre 2020, par webmaster

Introduction
Depuis l’arrivée au pouvoir du parti CNDD-FDD en 2005, cette formation a instauré une journée dédiée aux combattants de cette formation politique. Cette célébration coïncide avec le 16 novembre 2003, date à laquelle le mouvement armé FDD qui deviendra un parti politique CNDD-FDD a signé un accord de cessez-le feu avec le gouvernement d’alors. Cette journée a changé de forme passant d’une journée à une semaine qui commence soit le 16 novembre ou clôturé à cette dernière.
Le rapport du mois de novembre a été consacré en grande partie à cette semaine qui a débuté le 16 novembre à Mpanda en province Bubanza et clôturé à Buhiga en province Karusi.
Le rapport revient sur les différents discours prononcés par le secrétaire général adjoint du parti, le Président de la République en même temps secrétaire général du CNDD-FDD et ceux des secrétaires communaux et provinciaux.
En effet, cette semaine a été une occasion pour le parti de revenir sur les événements historiques que le pays a connus pendant la monarchie et la république tout en pointant du doigt ceux qui sont considérés comme ennemis de la nation.
Cette semaine a rassemblée les anciens combattants du CNDD-FDD alors que le pays est plein d’autres combattants qui ont combattu au côté des autres groupes armés. Ainsi, les autres anciens combattants ne sont pas contents de cette situation.
A travers son discours le Président a appelé les jeunes de sa formation politique de doubler la vigilance avec virulence pour veiller à la sécurité alors qu’il y a les forces de défense et de sécurité qui sont payer par le peuple.
Par ailleurs, toute la population a été sommée de contribuer financièrement à cette commémoration alors que toute la population n’est pas membre de cette formation.
Le rapport revient également sur la rencontre organisée par les élus en province Cankuzo où les élus locaux demandent la mise en application des promesses électorales.
Le rapport insiste enfin sur les travaux communautaires transformés en fête de célébration de la victoire du parti CNDD-FDD.
Enfin, le RCP émet des recommandations à l’endroit des concernés pour améliorer la situation du pays.

1. Célébration de la semaine dédiée aux anciens combattants du CNDD-FDD transformés en « héros ».
Depuis son accession au pouvoir en 2005, le parti CNDD-FDD organise une fête pour se souvenir de la date de cesse-le feu et les combattants péris sur le champ de bataille. Cette fête a connu des évolutions dans son organisation mais aussi dans ses appellations passant de la fête du parti à la fête nationale.
Pour cette année, une semaine a été réservée aux combattants qualifiés des héros du 16 novembre au 21 novembre 2020.
Le lancement a eu lieu comme d’habitude en province Bubanza en commune Mpanda où certains officiers du mouvement FDD ont été enterrés. Ce lieu marque la date de cessez-le feu entre le gouvernement d’alors et le CNDD-FDD qui était dirigé par le feu Pierre Nkurunziza. Les cérémonies d’ouverture ont vu la participation de tous les cadres du parti CNDD-FDD Venus de toutes les provinces et ses partis satellites. Cette semaine a été précédée par la collecte des fonds au sein des militants du CNDD-FDD mais aussi de la population. Cette collecte a été décriée par la population qui n’est pas membre de ce parti.
1.1. Réunion de collecte des fonds pour la semaine dédiée aux combattants du CNDD-FDD en province Bubanza.

Mardi le 10 novembre 2020, le parti CNDD-FDD a organisé des réunions dans toutes les permanences communales dans l’intention de collecter les financements de la semaine dédiée aux héros de la démocratie.
En commune Gihanga, cette réunion a eu lieu à Karwema où se trouve la permanence de ce parti. La réunion a vu la participation de tous les chefs de différents services, les chefs de la jeunesse affilié à ce parti, les secrétaires de ce parti au niveau collinaire, les représentants de l’administration communale et collinaire.
Dans cette réunion, le Secrétaire communal du parti de l’aigle à Gihanga Mr Isaïe Ndayizeye a demandé aux participants de sensibiliser la population sans exception aucune à donner leurs contributions pour soutenir la journée dédiée aux combattants. Les membres de la ligue des jeunes ont été désignés comme responsables du recouvrement de ces contributions.
Dans cette réunion, ils ont dressé le tarif selon les services et différentes activités qui s’effectuent en commune Gihanga. Ces tarifs ont été fixés selon les catégories suivants :
 Le chef de service de 5000fr à 20000frans burundais ;
 Les écoles qui bénéficient les aides alimentaires du PAM 50000fr,
 Les ménages 2000frbu
 Les boutiques 5000frbu,
 Les coopératives rizicoles appelées ibibanda 300000frbu,
 Les conducteurs des motos 1000frbu
 Les conducteurs de vélos 500frbu,
 Les éleveurs 10000fbur, ...
Dans cette réunion les imbonerakures ont reçu un ordre de préparer la parade et autres activités de démonstration à présenter le jour de la fête. Ndayizeye a lancé un appel à tous les secrétaires collinaires de sensibiliser la population et la mobiliser pour venir soutenir les démobilisés et les ex-combattants le jour de la fête à Gihanga.
Les jours suivants, les imbonerakure ont débuté l’activité de colleter les contributions fixées lors de la réunion en utilisant la force chose qui n’a pas plu la population de Gihanga. Des différentes barrières ont étaient érigées sur tous les points d’entrée et de sortie afin d’exiger à tous les passants la somme désignée lors de la réunion.
Les directeurs des écoles fondamentales n’ont pas bien accueilli cette mesure qui les conduisent à vendre la nourriture destinée aux élèves pour avoir la somme de 50000frbu, craignent aussi que les stocks peuvent être vidés avant l’échéance et cela pourrait entrainer des sanctions de la part du Programme Alimentaire Mondial.

1.2. Lancement de la semaine dédiée aux combattants en commune Mpanda.

Lundi le 16 novembre, c’était le début et ouverture de la semaine dédiée aux « combattants de la démocratie ». Les cérémonies ont eu lieu en commune Mpanda précisément aux cimetières de Musenyi où reposent les corps des combattants qui ont succombé sur le champ de bataille en 1997.
Ces cérémonies ont débuté par une messe en mémoire de ces combattants qui a eu lieu à la succursale Gifurwe.


Figure 1:Vue des participants à la messe d’ouverture de la semaine dédiée aux combattants.

Dans son homélie, l’Abbé Innocent Ngendakumana a signifié que la vie de ceux qui sont morts continue malgré leurs disparitions physiques. Ils seront ressuscités comme Jésus a ressuscité Lazare. « Espérons que nos compagnons qui ont perdu leurs vies qu’ils se reposent en paix éternelle. Sur cette terre, tout chrétien devrait faire du bien et éviter le mal afin de bénéficier cette vie éternelle », a-il souligné.

Figure 2:Vue de l’Abbé Ngendakumana entrain de célébrer la messe à Gifurwe.

Il a indiqué que toutes nos actions et nos souhaits nous mènent à construire un pays accueillant, uni pour ses citoyens, un pays sur la voie du développement, un pays où règnent la sécurité et d’autres bonnes choses.
Pour lui, ces « vaillants combattants » voulaient que les Burundais ne soient plus persécutés, que les prisonniers soient libérés.
Après la messe tous les invités se sont rendus au cimetière de Mpanda sur le site Mémorial construit pour ces combattants. Il y avait présence de différentes autorités comme la première dame Angélique Ndayishimiye, le Président de l’assemblée nationale et celui du Sénat, l’Ombudsman Edouard Nduwimana,le secrétaire adjoint du parti au pouvoir au niveau national Joseph Ntakarutimana, les secrétaires des différentes ligues du parti de l’aigle, les anciens combattants et les handicapés.
Arrivant sur la place où sont enterrés 16 combattants du CNDD-FDD, ils y ont déposé les gerbes de fleurs en commençant par la première Dame et Joseph Ntakarutimana.
Les gerbes de fleurs ont été déposées sur le Mémorial construit en mémoire des « Vaillants combattants du CNDD-FDD » sur lequel il y a une croix blanche avec le message qui montre que ce n’est pas l’ethnie qui tue mais les mauvais dirigeants.

Figure 3:Vue partielle du cimetière de Musenyi où le parti CNDD-FDD a enterré les combattants péris sur le champ de bataille.
Après le dépôt des fleurs, le Secrétaire adjoint du parti Joseph a prononcé le discours de circonstance.
Dans son discours, il est revenu sur le parcours du mouvement FDD en disant que ces jeunes ont perdu leurs vies à cause des mauvaises institutions et les mauvais dirigeants qui ont gouverné le Burundi depuis les années 1965,1970,1990, 2000.Ces jeunes voulaient sauver le pays et déraciner les mauvaises idéologies des colonisateurs basées sur l’ethnisme et le régionalisme. « Ces enfants du pays enterrés ici voulaient la réunification de tous les burundais sans ségrégation », a-t-il indiqué.
Il a fait savoir que son parti au pouvoir veut instaurer un régime qui unit tous les burundais, veut également que les années antérieures marquées par les déplacements massifs et refuges soient transformées en années de prospérité, de production et de développement pour notre pays.
Il a continué en montrant que le pas déjà franchi n’est pas dû hasard mais qu’ils ont travaillé en traversant des rivières et ruisseaux pour arriver à cette paix. Pour lui, cette journée dédiée aux héros de la démocratie, est une journée de la paix pour tout le monde. Nous devons consolider notre unité et trouver nous-même la solution aux problèmes qui puissent arriver sans interventions des étrangers. Le moment arrive que tout burundais devra se protéger et protéger le pays.
a-t-il fait remarquer.

Figure 4:Vue du Secrétaire générale-adjoint entrain de prononcer son discours en présence de la première dame.

Il a terminé son discours en demandant à tous les participants d’apprendre à nos enfants à aimer le Burundi et de veiller à sa sécurité. Selon lui,les Burundais ont le droit de veiller à leur sécurité (Abarundi turarekuriwe kwirarira no kwirwanira).

Les cérémonies se sont poursuivies à la permanence nationale à Bujumbura pour continuer avec l’ouverture de la semaine des combattants.

1.3. Discours du Président de la République et secrétaire général du parti CNDD-FDD lors de l’ouverture de la semaine dédiée aux combattants.
Après la messe qui a été célébrée en commune Mpanda, les membres du parti CNDD-FDD se sont rencontrés à la permanence nationale de leur parti à Bujumbura pour se parler entre compagnons de lutte. Les cérémonies ont été rehaussées par le Président de la République, les présidents des 2 chambres du parlement,les ministres et les autres cadres du pays.

Figure 5:Vue partielle des participants à l’ouverture solennelle de la semaine dédiée aux combattants à la permanence nationale du CNDD-FDD.

Les cérémonies ont été marquées par les chants et danses rappelant l’histoire de la lutte entre ceux qui étaient au pouvoir et ceux qui étaient appelés « rebelles » pendant ce temps-là.
A l’aide d’un documentaire, les Bagumyabanga ont pris connaissance de comment s’est passées la lutte. Tout a commencé avec l’an 2003 lorsque les anciens combattants se sont accordés avec le gouvernement qui était en place pour un cessez-le-feu. Le documentaire dit que la lutte n’était pas seulement pour ceux qui avaient pris les armes, mais que tout Burundais assoiffé de la paix aidait à la réussite de celle-ci. C’est donc un moment de commémoration de cette lutte pour la démocratie mais aussi un moment de méditer d’où l’on vient, de commémorer ceux qui en sont morts et d’en tirer des leçons. On a rappelé que des héros burundais ont toujours existé depuis les temps de nos ancêtres. En effet, à l’époque de la monarchie les Burundais se battaient sans armes mais ont réussi à faire reculer les colonisateurs. On a fait savoir qu’avec l’assassinat du président Melchior Ndadaye, la crise qui a éclaté au Burundi a causé d’énormes pertes pour le pays mais a réveillé la conscience de beaucoup de citoyens. Mais comme les Burundais en avaient assez de la discrimination et du dénigrement des ennemis de la nation, ils ont opté pour la voie des armes. Avec le temps, la lutte a évolué, dit Evariste Ndayishimiye.
Les combattants avec leurs leaders à la tête ont opté pour la promotion de la lutte au niveau international en faisant connaitre leurs objectifs. Il a signalé que des différends ont éclaté au sein des compagnons de lutte mais que ces derniers ont su combattre cet esprit en optant pour la voie de la prière. C’est aussi l’image que montrent les Burundais qui se battent entre eux aujourd’hui. Ceux qui étaient au combat témoignent. Certes, les combats sont terminés. Il est temps de penser au développement. Certains sont des agri-éleveurs, d’autres de grands entrepreneurs internationaux, tandis que d’autres sont dans les institutions du pays. Profiter des moments de paix pour développer le pays, tel est le mot d’ordre de tous ces anciens combattants aujourd’hui.
Dans son discours de circonstance, le président de la République a rappelé aux Bagumyabanga que le seul ennemi qu’ils ont en commun est la pauvreté. Ainsi, ils sont appelés à le vaincre par l’unité et la solidarité. Pour lui, il est important de toujours se rappeler le chemin parcouru afin de mieux savoir où ils vont. Ce n’est pas une paix qu’on a eue par hasard, dit-il, c’est une paix qui s’est arrachée par les armes. D’où il leur a recommandé de bien la sauvegarder car il n’est pas question qu’ils retournent en arrière. Les ennemis ont toujours existé au Burundi, mais selon lui, il est temps que les Burundais comprennent que l’ennemi n’est pas la diversité d’ethnie différente mais plutôt la pauvreté. Le président Ndayishimiye a rappelé que la semaine dédiée aux héros n’est pas pour les Bagumyabanga seulement ; c’est plutôt une occasion pour tous les Burundais de méditer sur ce qu’ils ont perdu. En effet, le parti CNDD-FDD n’est un parti des uns mais un parti du peuple burundais. En mettant Dieu avant toute chose, les Burundais doivent savoir que les différends qu’ils ont toujours eus ont été résolus par voie de l’entente mutuelle et de la prière. L’unité est la seule force des Bagumyabanga. C’est la seule richesse des Burundais. Il a rappelé que les Burundais devraient se soutenir dans les bons comme dans les mauvais moments. Pour lui, les enfants devraient grandir tout en sachant qu’il faut protéger le pays, leur enseigner le patriotisme et l’unité. Il n’est pas question de l’ethnisme mais de l’amour de la nation. La lutte contre la pauvreté continue, dit Evariste Ndayishimiye. Pour la vaincre, il faut travailler sans relâche. Il a souligné cela en citant l’exemple du peuple chinois. Il a en outre recommandé à ses compagnons de lutte de veiller à se relever les uns les autres. Les Burundais sont invités à soutenir le gouvernement responsable et laborieux dans toutes ses activités. Il en va de l’intérêt de tout le peuple Burundais.
Il a remercié les anciens combattants qui sont restés sur le champ de bataille et a rendu hommage à ceux qui ont péri sur le champ de bataille. Une minute de silence a été observée en leur honneur. Selon lui, ces derniers sont des « vaillants héros de la paix et de la démocratie » et ils resteront gravés dans les mémoires de leurs compagnons de lutte.
Selon lui, le Burundi a été toujours un pays de patriotes qui, devant une situation d’injustice ou d’attaque extérieure, se sont mis ensemble pour lutter pour la paix et la démocratie. Il a rappelé la naissance des mouvements Palipehutu, Frolina, le Cndd-Fdd qui ont combattu pour la paix.
Il a continué son discours en retraçant le parcours du parti au pouvoir en montrant que c’est le seul mouvement au monde qui a gagné les élections en rentrant du maquis :
« Dans le monde, on n’a pas vu un mouvement rebelle qui rentre du maquis et gagne les élections. Est-ce que le CNDD-FDD était un groupe armé ou un parti du peuple ? Ils ne l’ont jamais compris jusqu’aujourd’hui ».
Il n’a pas manqué de narguer les dissidents de son parti en leur démontrant que le parti de l’aigle n’appartient pas à ses dirigeants mais au peuple : « Que les cadres soient dissidents, le parti CNDD-FDD survivra toujours. » Selon lui, certains cadres ou dirigeants adhèrent au parti en cherchant des postes. « Au cas contraire, ils partent. », a-t-il lancé.
Pour Président, les cadres du parti ne devraient pas se lamenter mais plutôt créer de l’emploi pour être le modèle des autres membres du parti. Il a rappelé les conditions dans lesquelles ils vivaient au maquis :« Quand on était sur le champ de bataille, qui savait qu’on pourrait survivre ? Comment est-ce possible qu’un sage se lamente au lieu de se réjouir ? On va laisser toutes ces richesses ici sur terre. Ils ont besoin de nous. Qu’on arrête de se lamenter ».
Poursuivant son discours, il n’a pas oublié de revenir sur les ennemis du Burundi qui ne cessent de convoiter la richesse de ce beau pays mais qui se heurtent à la cohésion et l’unité des Burundais. Il a souligné que cela ne signifie pas qu’ils ont abandonné le projet de déstabiliser le Burundi et les a ainsi invités à ne pas avoir peur des déclarations des Etats-Unis, de l’UE.
D’après lui, tous ceux qui critiquent les patrouilles nocturnes des Imbonerakure sont des ennemis du Burundi et les a demandés de doubler de vigilance avec virulence pour veiller sur tout le territoire. Selon lui, ceux qui critiquent cherchent à les décourager pour trouver une brèche et attaquer le Burundi. Il a promis aux participants qu’il va enseigner le patriotisme à tout le monde jusqu’aux fœtus « Nous allons même enseigner le patriotisme aux enfants, voire les fœtus ».
« Que nos ennemis soient désappointés. Ceux qui critiquent les patrouilles des jeunes sont des ennemis du pays. Ils n’aiment pas qu’on veille sur notre pays. Ils ont de mauvais projets pour le pays. Que nos enfants se sentent unis, qu’ils ne soient pas prisonniers de l’ethnisme », a-t-il insisté avec un ton élevé.
En s’appuyant sur l’article 72 de la constitution de la République du Burundi qui stipule que : « Chaque Burundais a le devoir sacré de participer à la défense de sa partie. Tout Burundais, tout étranger qui se trouve sur le territoire de la République du Burundi a le devoir de ne pas compromettre la sécurité de l’Etat », il a lancé un appel aux journalistes de contribuer à la défense du pays en donnant des informations qu’ils reçoivent.
Pour lui, les Burundais n’ont pas encore compris que tuer est acte qui déstabiliser le pays et a demandé à la population de laisser de pratiquer de l’injustice qui provoque la guerre. Il n’a pas manqué de déplorer les Burundais qui continuent à rêver la guerre. Ces derniers sont ceux qui critiquent les rondes nocturnes et souhaitent voir le Burundi à feu et à sang.
Il a terminé son discours par la livraison des cadeaux à ceux qui se sont donné pour l’épanouissement de son parti depuis le maquis jusqu’à ce jour et a déclaré l’ouverture solennel de la semaine dédiée aux combattants.
A partir du 17 novembre, la journée a été organisée au niveau des communes et provinces et clôturée le 21 novembre à Buhiga en province Karusi.

1.4. Célébration de la journée des combattants en province Bubanza.

Mercredi le 19 novembre 2020, le parti CNDD-FDD avait organisé dans toutes les communes les cérémonies liées à la journée des combattants. Le matin, les imbonerakure en tenues militaires et policières se rendaient aux chefs-lieux des communes dans la fête organisée par leur parti. On a remarqué même ceux qui avaient des fusils à fabrication locale appelés « mugobore ».

Figure 6:Vue des anciens combattants de Gihanga en tenue militaires avec des armes de fabrication locale.

En commune Mpanda les cérémonies ont débuté par un long défilé des imbonerakure et anciens combattants. Les cérémonies ont été rehaussées par le représentant du département des vétérans Jérôme Bahati et le Secrétaire provincial du parti Alexandre Ngoragoze.
La parade des imbonerakure en tenues ayant aussi des armes artisanales en mains a eu lieu au stade Mpanda.

Après un long défilé, Jérôme Bahati a félicité les démobilisés pour leur présence et différentes démonstrations manifestées au stade. Il a encouragé les jeunes pour leur solidarité et leur contribution dans la sauvegarde de la paix sur leurs collines. Il a continué en demandant aux imbonerakure de mieux cohabiter avec leurs voisins tout en restant vigilant parce que l’ennemi, lui ne dort jamais. Les années passées étaient caractérisées par des guerres et des problèmes politiques mais aujourd’hui nous devons combattre la famine et la pauvreté. Le sang versé dans notre pays devrait être payé par les activités de développement. La force qu’ils ont utilisé doivent servir dans la lutte contre la famine.
Aux administratifs et différents chefs de services, il leur a demandé un soutien indéfectible à certaine catégorie de la population, donnant l’exemple des enfants des victimes tombées sur le champ de bataille qui, actuellement, arrivent à abandonner les études par manque de moyens financiers et matériels scolaires.
Ici, le gouverneur de la province Bubanza, M. Cléophas Nizigiyimana, a promu de faire tout afin que ces enfants poursuivent leurs études.
Lui aussi appelle ces ex-combattants à faire priorité la sauvegarde de la paix et la sécurité qui, selon lui, restent des piliers majeurs du développement.
Les cérémonies marquant cette journée se sont clôturées en partageant la nourriture et les boissons prévues à l’occasion de cette fête.

1.5. Célébration de la semaine dédiée aux combattants en Marie de Bujumbura
Toutes les communes de la Mairie de Bujumbura se sont jointes, mercredi 19 novembre 2020, aux autres communes du pays pour célébrer la semaine dédiée aux combattants. En commune urbaine de Ntahangwa les cérémonies se sont déroulées sur le terrain de l’ETS Kamenge.

Dans son allocution, le secrétaire du parti CNDD-FDD en commune Ntahangwa, Patrice Magnus Nyandwi anciens combattants a fait savoir que la paix, la sécurité et la démocratie pour lesquelles ils ont longtemps lutté sont actuellement une réalité, raison pour laquelle il faut en profiter à travers les travaux de développement.
Il a en outre fait savoir que le combat en arme a pris fin mais qu’il reste un autre combat contre la pauvreté. Il a demandé à tous les Bagumyabanga en général et les anciens combattants en particulier de contribuer pour le développement et réduire la pauvreté.

Pour sa part, le représentant des anciens combattants a précisé que c’est grâce à eux qui se sont donnés corps et âme que le Burundi a franchi l’étape actuelle d’où ils devraient être soutenus. Il salut par ailleurs les efforts déjà manifestés par le gouvernement mais des défis majeurs à relever pour leur épanouissement sont toujours une réalité. Il a également fait remarquer que les anciens combattants sont à l’œuvre pour les activités de développement mais leurs associations ou coopératives font face à des difficultés d’accès aux crédits bancaires au même titre que d’autres faute d’hypothèque.
1.6. Célébration de la journée des combattants en province Ngozi.
Comme dans les autres communes du pays, cette journée a été célébrée mercredi 18 novembre en province Ngozi.

Selon certains démobilisés, cette journée est intervenue au moment où les démobilisés ex-combattants ayant lutté pour la paix et la démocratie au Burundi se trouvent dans une situation déplorable ; alors qu’ils ont contribué dans l’édification de la paix et de la démocratie.

Pour Pascal Masabo, représentant des démobilisés ex-combattants au niveau de la province Ngozi, Il s’agit plutôt d’une journée marquant la joie depuis la date du 16 novembre de l’année, laquelle a eu lieu le cessez-le-feu entre les combattants et l’armée d’alors.
Selon toujours Pascal Masabo, c’est plutôt la joie profonde de vivre dans un pays pour lequel on a combattu de façon à avoir de la démocratie une réalité pouvant même permettre au pays d’organiser lui-même ses propres élections.
.
Pour Pascal Masabo, la jeunesse d’aujourd’hui et de demain devrait reconnaître que la victoire pour le pays s’arrache et qu’il ne faut jamais rester les bras croisés et éviter que le pays retombe dans la guerre.

Le représentant des ex combattants en commune Ngozi est revenu aussi sur les événements sanglants qui ont marqué le pays et les leaders qui se sont donnés corps et âmes pour sauvegarder la souveraineté national, comme le prince Louis Rwagasore et Ndadaye Melchior qui ont été assassinés par les ennemis de la paix sans oublier le nommé Bihome qui a constaté que le roi Mwezi était à son dernier temps mais qu’il a
supplié préférer se donner à sa place.

Pascal Masabo a terminé son discours en exhortant aux ex-combattants à garder cette démocratie qui a été arrachée après la perte de beaucoup des vies humaines.

1.7. Clôture de la semaine dédiée aux combattants.
La semaine débutée en date du 16 novembre 2020 a été clôturée en date du 21 novembre 2020 à Buhiga en province Karusi. Les cérémonies ont été rehaussées par le Président de la République, les cadres du parti et les dirigeants des différentes institutions.

Figure 7:Vue partielle des participants aux cérémonies de clôture à Buhiga.

Dans son discours de circonstance, Evariste Ndayishimiye a rappelé que la semaine dédiée aux combattants leur rappelle la date du 16 Novembre 2003, date de signature du cesser- le-feu entre les groupes armés rebelles de l’époque et le gouvernement burundais.
Le Président Evariste Ndayishimiye s’est posé la question de savoir pourquoi son gouvernement se souvient de la date du 16 Novembre 2003.
A cette question, il s’est lui-même donné la réponse.
Selon lui, le gouvernement burundais s’en souvient du fait que le pays connait la paix, laquelle paix est le fruit des efforts des combattants de l’ex-mouvement rebelle CNDD- FDD.Il a souligné que la paix ne peut pas s’emmener.
Evariste Ndayishimiye a fait savoir que la paix n’est pas mesurable par mesures de poids et on constate son importance lorsqu’on en manque.
Il est revenu sur les forces de sécurité d’alors qui ont décime des vies humaines alors qu’elles étaient censées protéger la population : « On n’a jamais vu au monde nulle part où l’armée tue la population alors qu’elle est chargée de sa protection ».
Evariste Ndayishimuye a fait savoir que cette journée de clôture des activités liées à la semaine dédiée aux combattants est une très bonne occasion pour eux de se souvenir du combat qu’ils ont mené. C’est un combat qui n’était pas facile, indique –t-il.
Evariste Ndayishimiye c’est quelque part ressaisi et a fait savoir que même si le combat était dur, il a été en quelques sorte facile car leur mouvement FDD avait le soutien de la population.
Pour Evariste Ndayishimiye, ce soutien de la population est un signe trop parlant que personne ne peut s’opposer à la volonté du peuple.
Pour lui, la population a, elle, aussi combattu et y a péri. Il a cité à ce niveau un adage rundi qui dit que l’on ne peut pas se procurer du miel sans avoir été piqué par les abeilles (ntawuhakura izitamurya).
Il a demandé à tous les dirigeants de lutter contre toute injustice et se préserver du détournement des biens de l’Etat. Il a demandé aux anciens combattants et aux sages du parti CNDD-FDD le ferme soutien au gouvernement « responsable » et « laborieux ». Aux politiciens, le président Ndayishimiye a demandé le respect du verdict des urnes et le soutien du pouvoir en exercice.
Il a terminé son discours en primant ceux qui se sont bien comporté pendant le maquis et pendant leur exercice de pouvoir.
Avant le discours du président, le représentant des anciens combattants, Jean Bahati a invité les anciens combattants et les sages du parti CNDD-FDD à soutenir le gouvernement « responsable » et « laborieux » et a demandé qu’il y ait une loi propre aux anciens combattants et une autre relative aux sages du parti CNDD-FDD.
La semaine dédiée aux combattants est une semaine où participent exclusivement les ex-combattants du mouvement CNDD-FDD alors qu’en principe tous les autres combattants issus des autres mouvements rebelles devraient y prendre part.
2. La population de la province Cankuzo réclame la mise en exécution des promesses électorales.
Mercredi le 11 Novembre 2020, les parlementaires Sénateurs élus en province de Cankuzo ont rencontré les élus collinaires, les représentants des partis politique, les chefs de services et confessions religieuses œuvrant en commune Cankuzo. La rencontre avait comme objectif de recueillir les préoccupations de la population en matière de développement de la province Cankuzo.
Après avoir expliqué à ces élus quelques réalisations, le gouverneur de la province Cankuzo Boniface Banyiyezako n’a pas manqué non plus de montrer quelques défis comme le manque des routes macadamisées à l’intérieur du chef lieux de la province Cankuzo contrairement à d’autres province et surtout la route Cankuzo- Mishima qui relie la province Cankuzo et la Tanzanie, une route qui a fait l’objet de propagande mais qui est toujours restée en promesse. Il a également noté l’absence des commerçants grossistes du ciment et du sucre car les grossistes de ces deux produits proviennent de Ngonzi et Gitega et ceci défavorise la province Cankuzo qui reçoit peut de quantité.
Le gouverneur a demandé à ces élus de faire un plaidoyer pour que ces questions trouvent une réponse dans l’urgence. Il faut noter également que le problème de manque d’électricité a été soumis à ces élus.
Beaucoup d’autres questions ont été posées par les représentants de la population et les fonctionnaires.
D’abord les questions relatives à l’éducation notamment les salles de classe mal construites et sans bancs pupitres et souvent emportées par le vent.
D’autres questions ont été posées par les commerçants qui ont demandé à ces élus de faire le tout possible pour que le ciment et les tôles soit disponibles en province Cankuzo. Ces commerçants ont alors émis leurs inquiétudes quant au manque de ces produits pourtant fabriqués au Burundi. Ils ont alors parlé de deux poids deux mesures car au moment où d’autres provinces sont servies en termes de tonnes de ciment, la province de Cankuzo ne reçoit qu’une centaine de sacs de ciments, quantité insuffisante pour toute la province.
Comme la province Cankuzo manque cruellement de denrées alimentaire, les participants ont demandé l’exonération des produits vivriers en provenance de la Tanzanie.
Les représentants de la population au niveau local ont demandé à ces élus de plaider pour que toutes les promesses tenues pendant la campagne électorale surtout la construction des infrastructures comme les routes, les hôpitaux et les écoles soient accomplies.
En guise de réponses à ces questions, ces parlementaires et sénateurs ont dit qu’ils vont contacter les ministres chacun en ceux qui le concernent pour trouver une issue favorable à leurs doléances.
3. Des travaux communautaires en commune Gihanga, occasion de fêter la victoire du CNDD-FDD et l’anéantissement des groupes armés.

Samedi le 7 novembre 2020, l’administration communale de Gihanga en collaboration avec les élus de Bubanza ont organisé les travaux communautaires sur la colline Rugunga pour la construction du marché sur cette colline.
L’administrateur communal de Gihanga Léopold Ndayisaba a remercié toutes les autorités présentes sans oublier le Secrétaire provincial du parti CNDD-FDD Alexandre Ngoragoze qui lui aussi s’était associé à la population de Rugunga.
Léopold a remercié sa population pour la façon dont elle se donne corps et âme dans la sauvegarde de la paix et la sécurité sur toutes les collines et croit que personne ne pourra tromper la vigilance de la population appuyée par les forces de l’ordre.
Cléophas Nizigiyimana, gouverneur de la province Bubanza a remercié les Sénateurs et Députés pour leur soutien tant physique que financier qu’ils ne cessent de montrer à la population de Bubanza. Il a demandé à la population de continuer à sauvegarder la paix et la sécurité dans le but protéger les projets de développement lancés par l’Etat « mvyeyi nkozi » (gouvernement responsable et laborieux).
Il est revenu sur les actes perpétrés par ceux qu’il a qualifiés de perturbateur des élections qui ont été combattu avec toutes les énergies et a demandé à la population de veiller à leur sécurité et à celle du pays.
Il a remercié le Député Olivier Suguru pour différentes aides accordées à la population dans le but de soutenir leurs projets de développement. Le même jour, il venait de donner un don de 50 sacs de ciment pour construire le marché de Rugunga.

Le Député Côme Manirakiza a quant à lui remercié tous qui avaient répondu aux travaux communautaires. Il a promis que les élus de Bubanza contribueront au développement de la province afin de réduire le taux de chômage à Bubanza.
La jeunesse doit sauvegarder la paix et lutter contre la pauvreté en adhérant dans différentes coopératives. Il a interpellé la jeunesse pour qu’elle veille jour et nuit tous les malfaiteurs : « Nous ne voulons pas encore entendre que les malfaiteurs ont traversé la commune Gihanga jusqu’à Musigati en trompant votre vigilance. Les comités de sécurité sont sur toutes les collines, chacun sera responsable sur sa colline », a –t-il martelé
Après les travaux communautaires, les membres du parti au pouvoir se sont dirigés vers la colline Ndavabusongo où ils avaient organisé une fête de leur victoire aux élections du 20 mai 2020 au niveau communal.
Cette colline avait été choisie parce qu’elle a été la première en votant le parti CNDD-FDD au niveau communal. Olivier Suguru avait promis lors de la campagne que la colline qui sera la première qu’elle bénéficiera un don de deux vaches comme cadeau. Chose promise chose faite, Suguru a octroyé deux vaches à la population de Ndavabusongo. Cet acte a été considérée comme corruption indirecte par les membres des partis de l’opposition.
Selon Ngoragoze les bagumyabanga de Ndavabusongo sont à encourager ; et il a remercié l’honorable Olivier pour le don livré.
Pendant cette fête les imbonerakure assuraient la garde et sélectionnaient les invités de leur choix.

4. Conclusion et recommandations.

Le mois de novembre 2020 a été marqué en grande partie par une semaine dédiée aux combattants du parti au pouvoir qui sont considérés comme les héros de la paix et de la démocratie.
Cette pratique a été critiquée par les autres anciens combattants qui n’ont pas été conviés à cette célébration alors qu’ils ont combattu au même titre que ceux du CNDD-FDD.
Les discours prononcés pendant cette semaine ne sont pas de nature à rassembler le peuple Burundais mais tendent à les diviser.
Par ailleurs, le représentant des anciens combattant l’a bien dit en demandant une loi spécifique qui va régir les anciens combattant du parti au pouvoir en ignorant les autres combattants.
Ainsi, la célébration annuelle de la semaine des combattants risque de raviver l’esprit de vengeance pour les anciens combattants qui se voient exclus de cette fête pourtant dédiée à eux. Cette journée devrait rassemblée tous les anciens combattants et les handicapés physiques pour montrer qu’ils ont tous combattu pour une même cause qui est la paix.
Face à cette situation, le RCP recommande :
 Au Président de la République :
 Etre le Président de tous les Burundais
 S’abstenir des discours dénigrants une partie de la population
 Au gouvernement de :
 De considérer les anciens combattants au même pied d’égalité
 Au parti CNDD-FDD :
 De s’abstenir des discours de la haine et divisionniste
 D’arrêter de demander des contributions à ceux qui ne sont pas membres de ce parti
 A la population de :
 Rester serein et dénoncer toutes les violations des droits de l’homme.

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