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Quand le secrétaire général du CNDD-FDD compare les opposants politiques aux anciens membres du Parti Démocratique Chrétien « PDC ».

jeudi 16 avril 2020, par webmaster

Introduction.

Le mois de mars 2020 a été caractérisé par la célébration de la journée internationale de la Femme, des visites organisées par le secrétaire général du CNDD-FDD en province Buumbura, les visites intempestives du Président de l’Assemblée et du Sénat successivement en province Bubanza et Cankuzo, l’intolérance politique qui continue à se manifester dans certaines provinces du pays.
A côté de ces événements, le parti CNDD-FDD a organisé beaucoup de rencontres à l’endroit de ces membres pour se préparer aux élections générales prévues au cours de cette année.
En effet, ces rencontres ont été une occasion pour ce parti d’intimider ceux qui ne sont pas membres surtout pendant la journée qui était réservée pour ce parti d’élire ceux qui vont représenter le parti aux élections collinaires d’août 2020.
Le rapport du mois mars revient sur les différents discours prononcés par les différentes autorités politiques et administratives pendant ces événements énoncés en haut.
Ces discours sont orientés surtout vers les échéances électorales et font éloge du parti CNDD-FDD et dans une moindre mesure la pandémie du Coronavirus qui fait des ravages humains au niveau mondial.
Contrairement aux autres pays qui ont pris des mesures sérieuses pour combattre ce fléau mondial, les autorités du pays ont opté de demander à la population de prier le bon Dieu pour qu’il exempte le Burundi de cette maladie. A côté de cette rhétorique, certains représentants du parti font croire que les cas de malades déjà signalé ont été envoyés par le Rwanda.
Le rapport revient également sur le comportement du secrétaire général du CNDD-FDD en même temps candidat à l’élection présidentielle au compte de son parti. Depuis qu’il est nommé comme candidat, il sillonne les provinces du pays et prend le discours comme s’il est le président et en retour les administratifs provinciaux lui offrent des cadeaux collectés par force.
Le rapport revient aussi sur les discours divisionniste tenu par l’administrateur communal de Kayogoro de la province Makamba, qui au lieu d’inculquer à sa population un esprit de fraternité mais les inciter à se diviser en se basant sur le passé.
Enfin, le RCP émet des recommandations à l’endroit des concernés qui ont le pouvoir d’améliorer la situation ou du moins prendre des mesures dans cette période électorale mais aussi de pandémie mondiale.

1. Visite du candidat du secrétaire général du CNDD-FDD et candidat aux élections présidentielles en commune Kabezi.

Depuis sa nomination comme candidat aux élections de mai 2020, le secrétaire général du CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye a entamé une tournée de visites au niveau des provinces du pays. Le but de ces visites est de lui rendre plus populaire d’autant plus que son élection n’avait pas fait l’unanimité de tous les grands ténors du parti.
Ainsi, après les visites des provinces de Bururi, Makamba, Rumonge,Gitega et Bubanza ,il a visité la province Bujumbura-Rural en commune Kabezi en date du 7mars 2020. Il a participé dans les travaux de développement communautaire, qui consistaient au pavage d’un terrain mixte sportif de Volleyball et de Basketball en cours de construction. Dans cette visite, il était accompagné par son épouse.


Figure 1 : Le secrétaire général du CNDD- FDD à Kabezi avec son épouse en plein travaux communautaires.
Dans son mot d’accueil, le gouverneur de cette province, Madame Nadine Gacuti a indiqué que la province est en toute sécurité, malgré une tentative de perturbation de cette dernière à la fin du mois de février. Elle a saisi cette occasion pour remercier la population qui s’est bien comportée en refusant de se solidariser avec ce qu’elle a qualifié d’ennemi de la Nation.
Le secrétaire général du parti CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye a d’abord remercié le Tout-Puissant qui a fait que les burundais aient transcendé les difficultés du passé et a permis qu’ils se réunissent. Il a signalé que la province Bujumbura qui a été secouée par une guerre civile a changé aujourd’hui, ajoutant que c’est le moment de travailler.
L’ère coloniale appuyée par certains burundais du Parti Démocratique Chrétien (PDC) a divisé les burundais et nous vivons actuellement les séquelles de cette politique divisionniste, a-t-il poursuivi.
Bujumbura est très fertile, a-t-il affirmé, s’il y avait encore cinq provinces comme Bujumbura, le Burundi exporterait des vivres à l’étranger.
Il a continué son discours en disant que le Burundi n’a qu’un seul ennemi qui est la pauvreté sinon les autres sont des prétextes des politiques qui cherchent à gagner leur pain. Et de les demander de travailler durement pour se développer afin de couper court avec les spéculations politiciennes.
Comme la politique des coopératives est devenue une arme de propagande pour son parti, il est revenu sur ces dernières en incitant la population à adhérer massivement et éviter les distractions de ce qu’il a appelé les partisans du PDC.
En guise de félicitation au candidat du parti CNDD-FDD aux présidentielles de mai, la population de Bujumbura a, à cette occasion, offert au Général Evariste Ndayishimiye 10 génisses de race améliorée et plusieurs dizaines de paniers remplis de vivres cultivés dans cette province.

Figure 2:Vue des cadeaux offerts à Evariste Ndayishimiye, candidat du CNDD-FDD.

Ce comportement de donner les cadeaux au candidat du CNDD-FDD montre que les administratifs veulent montrer qu’il est déjà élu comme le Président. Les membres des autres partis se demandent pourquoi perdre du temps pour participer aux mascarades électorales ce qui est grave est que ces cadeaux sont achetés en argent collecté par force à la population. En plus de ces cotisations forcées, on utilise des moyens de déplacement des sociétés pour transporter ces cadeaux. C’est le cas du véhicule de l’Office du Thé du Burundi (Usine d’Ijenda) utilisé pour déplacer ces génisses qu’on a offertes à Evariste Ndayishimiye.
2. Célébration de la journée internationale de la femme.
Lundi, le 9 mars 2020, le Burundi s’est joint au reste du monde dans la célébration de la Journée Internationale de la Femme, célébrée le 8 mars de chaque année. Les cérémonies ont eu lieu au stade Ingoma de Gitega et ont été présidées par le Président de la République Pierre Nkurunziza accompagné de son épouse.

Figure 3 : Le couple présidentiel en tribune d’honneur en train de suivre les festivités
Elle a été célébrée sous le thème : « Levons-nous tous pour la réalisation des droits des femmes » contenu du thème de l’année « Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes ».
Ces cérémonies ont commencé par un défilé des femmes et ont connu la participation des femmes œuvrant dans différents services et institutions de l’Etat ainsi que les femmes membres des associations féminines.
Après le défilé, les différents discours ont été prononcés par les autorités présentes.
La Secrétaire Exécutive du Forum des Femmes a remercié le Chef de l’Etat pour son soutien à l’égard de la femme dans sa vie quotidienne. Comme cette journée arrive dans la période pré-électorale, elle a profité de cette occasion pour demander plus de place des femmes dans les instances de prise de décision et a exhorté aux femmes de se faire élire.

Figure 4 : Les participants au stade Ngoma en train de suivre les discours du jour.
Quant au Représentant des Nations-Unies au Burundi, il a félicité le Burundi qui porte à l’échelle la participation de tous, hommes et femmes, dans les postes de prise de décision. Il a ajouté que nous avons tous un rôle à jouer dans la promotion des droits des femmes.
Le ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre Martin Nivyabandi, a indiqué que cette journée est une occasion d’évaluer le pas franchi dans la promotion de la femme. Il a ajouté que cette journée est célébrée à la veille de 3 événements importants pour la femme à savoir le 25ème anniversaire de la Déclaration de Beijing sur les droits des Femmes, le 20èmeanniversaire de la résolution 1325 ainsi que les élections générales de 2020. Et d’indique que le Burundi a le privilège d’avoir des dirigeants qui s’investissent dans la promotion des droits des Femmes.
Dans son discours de circonstance, le Président de la République Pierre Nkurunziza, a indiqué que cette journée est célébrée cette année au Burundi lundi le 9 mars parce que le 8 mars est arrivé un dimanche, jour du Seigneur, le Burundi ayant mis Dieu en avant. Il a fait savoir que le Burundi a mis en place le plan de développement 2018-2027 qui donne une place de choix aux femmes. Il a appelé les jeunes filles à tirer profit de la banque des jeunes qui vient d’être créée et d’intégrer aussi les coopératives au même titre que les garçons. Et d’annoncer ainsi qu’il sera créé prochainement une banque des femmes et une autre pour la promotion de l’agriculture. Ces banques offriront des crédits aux femmes à des taux très bas, a-t-il ajouté.
Sous une forme de répondre à la demande de la secrétaire exécutive des postes, il fait savoir qu’il y a des femmes qui ont eu de grands postes de responsabilité et qui ont détruit leurs foyers. Ce genre de femmes ne mérite pas ces postes puisque le premier poste le plus important, c’est leurs foyers. Il a aussi insisté sur l’éducation des jeunes filles qui deviendront plus tard de grandes dames sur qui le pays peut compter.

Figure 5 : Vues des cadres en tribune d’honneur au stade Ngoma.
Il s’est aussi inscrit en faux contre les femmes qui vont clandestinement dans certains pays étrangers pour chercher du travail et qui sont maltraitées. Aux hommes, il a demandé de soutenir leurs femmes dans leurs activités de développement.
Dans ces cérémonies, il a été une occasion pour le Forum National des Femmes « FNF » d’offrir des cadeaux au couple présidentiel pour leur grand rôle dans la promotion des droits des femmes. Les femmes qui se sont démarquées plus que d’autres ont aussi reçu des certificats d’honneur et des enveloppes mais aussi des hommes qui soutiennent les actions de défendre les droits de la femme comme Mujiji Joseph.
Après cette célébration nationale, la célébration a continué au niveau des provinces selon les dates convenues avec l’administration provinciales.
2.0. Célébration de la journée internationale de la Femme en province Bubanza.

Samedi le 28 mars 2020, les femmes de la province Bubanza ont organisé les cérémonies de la journée dédiée à la femme célébrée le 8 mars de chaque année.
Les femmes venues de toutes les communes, les unes accompagnées par leurs maris et portant les robes ou chemises en pagnes sur lesquelles étaient inscrites « le 8 mars journée mondiale de la femme » se sont rencontrées au chef-lieu de la province Bubanza.
Les cérémonies ont débuté à 10h par un long défilé des femmes, clôturé par celui des femmes policières.
Après ce long défilé, la présidente du forum des femmes de Bubanza a remercié en général toutes les femmes qui avaient répondu massivement à ce rendez-vous et a remercié ensuite et en particulier le Président de l’Assemblée Nationale pour être venu soutenir les femmes de Bubanza.
Elle a salué le projet de l’Etat de la mise en place de la banque des femmes et celle des jeunes dans les jours à venir dans le but de faciliter et permettre l’autofinancement de la femme rurale et diminuer le taux de chômage juvénile. Elle a demandé aux femmes de montrer partout où elles sont leurs compétences afin de justifier et défendre les postes qu’elles occupent et militer pour avoir des postes politiques. Elle a demandé aux femmes d’être modèles et garder la coutume burundaise et l’apprendre à leurs enfants.
Prenant la parole, Pascal Nyabenda a remercié aussi les femmes de Bubanza pour leur courage aux travaux de développement. Il a aussi remercié le Dieu tout puissant d’avoir préservé le Burundi contre la pandémie de coronavirus qui continue de se propager partout dans le monde et qui tue beaucoup de personnes. Il a exhorté la population de mettre en pratique tous les conseils du ministère de la santé afin de pouvoir lutter contre ce covid-19 mais aussi qu’il ne faut pas paniquer face à cette maladie.
Selon Nyabenda, Il s’agit d’une épidémie trop dangereuse qui tue et qui prive les gens de s’atteler aux travaux quotidiens. La mesure de confinement engendre la pauvreté dans le pays raison pour laquelle il faut beaucoup prier pour que puisse continuer à préserver le Burundi de cette maladie, a-t-il indiqué.
Nyabenda a exhorté les femmes de Bubanza à se regrouper dans les coopératives pour que l’État puisse les financer via le budget réservé au développement communal.
Nyabenda a appelé les femmes de s’occuper de l’éducation de leurs enfants surtout les filles qui copient intégralement les coutumes étrangères. Il a enfin demandé à toutes les femmes de participer massivement aux élections prévues pour cette année
Après son discours, Nyabenda a distribué les vivres composés par le riz et les haricots aux femmes vulnérables sélectionnées par le comité provincial du Forum.

2.1. Célébration de la journée internationale de la femme en province Muyinga.

En province Muyinga, la journée a été célébrée au chef-lieu de la commune Giteranyi. Madame Florida, administrateur de la commune Giteranyi a ouvert les cérémonies en souhaitant la bienvenue à tous les participants mais surtout à madame le gouverneur de la province Muyinga pour avoir choisi sa commune pour abriter cette journée si importante pour la femme en générale et pour la femme burundaise en particulier. Elle a été suivie par madame Denise Ndaruhekere, représentante provinciale du forum des femmes.
Dans son discours, elle a rappelé le but de cette journée dédiée à la femme. Pour elle, c’est une occasion de se rencontrer avec ses congénères pour échanger sur les défis auxquels elles sont confrontées au jour le jour dans leur rôle de mère des enfants et d’épouse dans la famille.Il est très certain, dit-elle, que la plupart des femmes ici présentes vivent dans des conditions de dénigrement, de surcharge ménagère, de soucis familiaux multiples, mais envie la bravoure avec laquelle elles y font face. Elle a terminé son discours en remerciant tous les participants et surtout les hommes qui sont venus leurs prêter mains fortes. Après ce discours, ce fut alors le tour de madame Aline Manirabarusha de prononcer son discours en tant qu’œil du gouvernement de la province Muyinga.
Dans son discours, elle a éveillé surtout les femmes qui se prennent pour des insouciantes et ne donnent pas de l’importance à cette journée qui leur est pourtant dédiée. Si, continue-t-elle, le monde entier a un jour décidé qu’une telle fête soit mondialement célébrée, c’est parce qu’il avait remarqué que malgré la déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît des droits égaux aux hommes et femmes du monde, la réalité est que la plupart des sociétés humaines du monde s’appuient sur leurs cultures ou sur leurs religions pour maltraiter la femme. La femme vit alors malgré elle cette misère familiale ne sachant pas que faire.
Cette journée a donc été institué afin de lui permettre de rencontrer ses paires, d’échanger en toute quiétude avec elles à propos de cette condition de femme qui ne va jamais sans peine. C’est donc une occasion pour elles de se conseiller mutuellement, de soutien morale mutuel, d’échange d’expériences,…Bref, c’est une journée pour elles au moment où les autres 364 jours autres sont pour leurs maris qui, sous la protection des cultures ou des religions ont presque tous les pouvoirs de décision. Elle invite alors les femmes présentes aux cérémonies de conscientiser leurs paires qui souvent se désintéressent de cette journée combien importante. Elle continue son discours en invitant la femme à ne pas garder secret des pratiques inhumaines dont certaines femmes sont souvent victimes, mais de les dénoncer. Elle termine alors son discours en souhaitant une bonne fête à tous les participants et d’une manière plus particulière à la femme mère de la famille, mère de la nation.
3. Visites intempestives du Président de l’Assemblée Nationale dans la province Bubanza.
Depuis le début du mois de mars 2020, le Président de l’Assemblée Nationale Pascal Nyabenda a entamé des visites dans 4 communes de la province Bubanza. Le but de ces rencontres était de promouvoir le développement communal via les coopératives agricoles et l’état d’avancement du processus électoral, la situation sécuritaire qui prévaut en dans cette province.
L’objectif de ces visites étaient de préparer les élections et d’assainir le climat réchauffé par la nomination du candidat du CNDD-FDD aux élections présidentielles du 20 mai 2020.Il était accompagné par les députés élus dans la circonscription de Bubanza.
Étaient aussi présent dans ces réunions,les directeurs des écoles,les représentants des partis politiques et des confessions religieuses,les membres de l’administration locale,les gérants des coopératives Sangwe du parti au pouvoir,les représentants des services de sécurité et les membres des CECI.
Pendant ces rencontres, Nyabenda a conseillé les cadres des 4 communes visitées de bien organiser les services, d’aider la population à améliorer leur mode de vie. La commune doit être développée par ses natifs.
Selon lui, le colonisateur est parti. C’est à eux d’organiser et développer le pays,raison pour laquelle ils doivent éviter toutes divisions que ça soit politiques, religieuses, ethniques que régionales.
Pour Nyabenda, les membres des partis politiques doivent éviter toutes sortes de provocations. Les membres du CNDD-FDD doivent respecter ceux du CNL et vice-versa. Celui qui sèmera la terreur sera puni par les juridictions compétentes et l’auteur sera puni individuellement dans le but d’éviter la globalisation.
Nyabenda a accusé les membres des partis de l’opposition qu’ils ne participent pas aux travaux communautaires alors que la commune a besoin de leurs forces dans le développement surtout en commune Gihanga.
Il a interpellé toute la population en particulier celle de Gihanga à sauvegarder la paix et la sécurité surtout dans cette période électorale. Selon lui,la commune Gihanga est la porte de malheur et de bonheur qui peuvent arriver dans la province Bubanza en provenance de la RDC : « Vous devez être vigilants afin d’empêcher les attaques des ennemis de la paix »,a-t-insisté.
Il s’est insurgé aussi aux gens qui font des réunions en clandestinité et lorsqu’ils sont arrêtés accusent l’administration de les malmener alors qu’ils violent la loi.
Concernant la pandémie de coronavirus, Nyabenda a invité la population de Bubanza à suivre les conseils des médecins et à respecter les ordres du Ministère de la santé publique dans le but de protéger la population.Pour lui, le moyen efficace d’éviter ce virus est l’hygiène mais il faut aussi prier le bon Dieu pour que le Burundi soit épargné de cette pandémie.
En ce qui est des coopératives Sangwe implantées sur toutes les collines du pays, il a remercié le parti CNDD-FDD pour l’initiative louable de la mise en place de ces dernières sur toutes les collines du pays. Ces coopératives sont la fondation et la clé du développement au niveau local. Les présidents de ces coopératives doivent mobiliser leurs membres et les inciter à travailler afin d’améliorer leurs conditions de vie. Il a rappelé que les financements de ces coopératives via les communes, seront remboursés.
Nyabenda a invité la population de Bubanza à mieux se préparer aux élections en gardant jalousement la carte d’identité et la carte d’électeur et de dénoncer toute personne qui tenterait de les perturber.
A la fin de chaque rencontre, les participants avaient droit à une réception sur les frais du Président de l’Assemblée. Certains participants ont affirmés qu’il a mené ces visites dans toutes les communes de Bubanza pour redorer son image ternie le 26 janvier 2020 lors du congrès du parti CNDD-FDD à Gitega. Après sa défaite de représenter le parti au pouvoir aux élections comme candidat présidentiel, les Bagumyabanga de Bubanza se sont divisés en deux groupes. D’où il cherche comment réconcilier les deux camps avant les élections.
Ces visites ont été organisées en date du 3mars à Rugazi, du 10 mars à Gihanga, du 17 mars et du 20 mars 2020 à Mpanda.
4. Campagne collinaire de faire connaitre le candidat aux présidentielles du CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye.
Samedi le 7 mars 2020,le parti CNDD-FDD a organisé les rencontres des Bagumyabanga sur toutes les collines du pays dans les permanences collinaires appelées « inamanshingiro ». L’objectif de ces réunions était de faire connaître le candidat du parti aux Bagumyabanga. Les directives et les discours prononcés par ceux qui dirigeaient les réunions avaient été envoyés par le secrétariat national du parti.
En province Bubanza comme dans toutes les provinces, ces rencontres ont eu lieu sur toutes les collines.
Selon l’organisation, la réunion devrait être dirigée par la tête de liste des candidats au conseil communal.Il devrait se déplacer sur la colline voisine.Celui-ci lisait devant les Bagumyabanga le Curriculum Vitae d’Evariste Ndayishimiye et surtout ce qui lui caractérisait depuis sa lutte étant rebelle jusqu’aujourd’hui en tant que Secrétaire Général du parti au pouvoir. Ce message demandait aux imbonerakure et aux bagumyabanga d’élire Évariste et à bien faire sa campagne pour garder l’honneur du parti.
Pour Thierry Ndayishimiye élu sur la colline Kizina de la commune Gihanga mais qui présidait la réunion au village 5,il faut voter pour l’intérêt du parti et pas pour l’intérêt d’une personne.
Ces réunions organisées aux niveaux de toutes les collines voulaient inciter les membres du parti qui n’ont pas été contents de la nomination du Général Evariste Ndayishimiye.
5. Les directeurs des écoles de la commune Gihanga sommés d’enseigner le parti CNDD-FDD à leurs éduqués.
Mercredi le 11 mars 2020,le secrétaire communal du parti CNDD-FDD en commune Gihanga a organisé une réunion de tous les directeurs des écoles dans la permanence de ce parti à Kagwema. Dans cette réunion, le secrétaire communal recommandait les directeurs de vérifier que leurs élèves possèdent de cartes électorales et celles d’identité nationale.
Selon Isaïe Ndayizeye,les élèves du secondaire ont tous l’âge de voter raison pour laquelle, tous directeurs doivent les enseigner l’idéologie du parti CNDD-FDD et dresser les listes des élèves membres du parti. Il leur a promis d’évaluer les résultats après les élections et les directeurs qui n’auront pas fait adhérer plus d’élèves seront remerciés.
Il leur a dit que si tous les élèves votent pour leur parti cela donnera une large victoire. Selon le secrétaire, chaque directeur doit communiquer aux délégués des classes et ceux-ci communiqueront aux élèves et faire la liste des membres du parti .Les listes devront être acheminées au bureau du parti dans les meilleurs délais.
Le secrétaire du parti a mis en garde les directeurs qui seront lâche qui seront considérés comme entrave à la victoire du CNDD-FDD. Dans le jargon du parti, il a dit qu’ils doivent préparer le terrain en commençant par leurs écoles (Dutegerezwa gupanga akarere duhereye kumashure mutwara).
Jeudi et vendredi, le Directeur du Lycée Communal Gihanga Nestor Ngendabanka surnommé Sadamu a mis en pratique les ordres reçus. Il a fait l’interrogatoire aux élèves qui ont refusé de se faire inscrire sur les listes des élèves membres du parti CNDD-FDD. Il les mettait sur la liste forcement. Il a intimidé ceux qui disaient qu’ils ne voteront pas parce qu’ils appartiennent dans des confessions religieuses qui les empêchent de voter.
Un Directeur qui avait participé dans cette réunion, dénonce la politisation des milieux scolaires et s’insurge contre ces fraudes électorales qui commencent avant même la campagne. Il rappelle que l’école est un milieu apolitique où il faut former et éduquer les enfants en liberté totale.
6. Election des candidats aux élections collinaires d’août 2020.

Samedi le 14 mars 2020,le parti CNDD-FDD avait organisé sur toutes les collines du pays les élections de ses membres qui représenteront ce parti aux élections des dirigeants collinaires prévues au mois d’août 2020. Comme l’activité avait été organisée par le parti, la population vivant sur toutes les collines croyaient que l’élection ne les concernait pas. Par prise, les citoyens des autres partis ont été forgés d’aller élire les candidats présentés par le CNDD-FDD mais n’avaient pas le droit de se faire élire. C’est le cas de certaines collines des communes de Bubanza et Ngozi où la population est allée élire par force.
Sur la colline Mitakataka en commune Bubanza, les imbonerakure passaient maison par maison et invitaient toute la population d’aller voter même ceux qui ne sont pas membres du CNDD-FDD. Ces imbonerakure intimidaient la population en disant que :"celui qui ne va pas participer aux élections sera considéré comme ennemi du parti et va subir son sort. Par crainte de ne pas subir des sanctions infligées par les imbonerakure, la population a jugé bon de participer à ces élections.
En commune Gihanga, certains chefs collinaires actuels se sont vus rayés sur les listes des candidats.
Sur la colline Kizina,les élections se sont déroulées après avoir rayé sur la liste deux dirigeants actuels y compris le chef actuel de la colline Monsieur Elysée.Celui-ci est accusé de pratiquer la débauche au sein de ses dirigées.
Sur la liste, dix membres du parti CNDD-FDD choisis par les membres du conseil collinaire du CNDD-FDD étaient candidats.
Dans la province Ngozi, Jules Aristide Ndatimana, secrétaire provincial du parti CNDD- FDD a indiqué que ces élections concernent tout membre du parti CNDD-FDD qui désire élire et se faire élire. Quant aux critères, il doit être un homme intègre qui se comporte bien dans la société. Mais la réalité est autre car il y a ceux qui ont été choisis alors qu’ils possèdent deux femmes par exemple le chef de quartier de Rubuye en commune Ngozi. Les autres ne peuvent pas rendre un service à la population sans exigés les pots de vin.
La population de la colline Muremera en commune Ngozi a indiqué que ces élections n’ont pas mis en avant les critères d’un bon leader.
Les membres des autres partis politiques qualifient ces élections comme une pièce théâtrale organisée par le parti de l’aigle car la population est dans le plein droit d’élire elle-même leurs représentants au niveau collinaire et pas ceux choisis par le parti CNDD-FDD.
7. L’intolérance politique en commune Gashikanwa atteint son point culminant.

En commune Gashikanwa, les membres du parti CNDD - FDD sont en conflit avec ceux du CNL. Aujourd’hui, les membres du CNL n’ont pas le droit de tenir une réunion sur leurs collines. Même le chef de colline a le droit de suspendre la réunion ou autre activité du parti CNL. Le comble de malheur, l’administrateur de la commune Gashikanwa, Niyibizi Théophile a suspendu toutes les activités du parti CNL qui se font dans leurs permanences collinaires sauf celles qui se font à la permanence communale.
Théophile Niyibizi a même suspendu les activités de l’ouverture de la permanence collinaire se trouvant sur la colline Remera sans donner aucune explication. Cela a causé une mésentente totale entre les membres du CNL et ceux du CNDD - FDD.
Les membres du parti CNL demandent à l’administrateur communal de les laisser faire les activités politiques comme ceux du parti CNDD - FDD dans la tranquillité.

8. Quand le Président du Sénat confond la réunion publique à une réunion du CNDD-FDD en commune Cankuzo.
Le président du Sénat Burundais Révérien Ndikuriyo a effectué une tournée en province de Cankuzo. Il a visité successivement les communes de Gisagara et Mishiha jeudi le 19 Mars et les communes de Cendajuru et Cankuzo vendredi le 20 Mars 2020.
Dans son discours il est revenu sur la sécurité en précisant que l’insécurité n’est pas causée seulement par les armes à feu mais également les grossesses non désirées surtout en milieu scolaire. Il n’a pas manqué de souligner les méfaits de la colonisation surtout dans le domaine de l’éducation.Pour lui, les colons ont menti les burundais en confectionnant des programmes inutiles pour la population.
A titre d’exemple, il a dit que passé trois à cinq ans en étudiant l’anatomie du criquet est inutile, il fallait nous enseigner ce dont la population a besoin. Il a signifié à son audience qu’il a déjà boycotté les langues des colons surtout le français du fait qu’ils ont mal traduit en 2015 son discours. Il a dit : quand j’ai exhorté la population de s’atteler au travail en disant « kora » en Kirundi, les colons ont traduit que j’ai invité la population à s’entretuer alors que kora signifie en Français travailler. Dès lors, je parle en Kirundi même en accueillant les officiels, a-t-il souligné.

Figure 6 : Vue du Président du Sénat entouré du Gouverneur et de l’Administrateur de la Commune Mishiha.
Il a continué en mettant en garde toute personne de mauvaise foi qui rêve de perturber l’ordre public notamment ceux qui engrossent les élèves et les politiciens qui, dans leur campagne politique, promettent des projets fantaisistes
Il a apprécié la contribution des burundais pour la préparation des prochaines élections. Il a salué le fait que la période pré-électorale est très calme et que l’effectif des rapatriés continue à accroître suite à l’évolution de la situation politico-sécuritaire qui prévaut dans lepays.
Révérien Ndikuriyo a, dans son message, indiqué que le Burundi a traversé des moments difficiles mais qu’il est aujourd’hui un pays respecté. Il a aussi souligné que c’est un grand honneur pour les burundais d’avoir redoré l’image de leur pays, l’image qui avait été ternie par les événements malheureux qu’a traversé le Burundi.
Pendant ces réunions, il n’a pas manqué de confondre la réunion de la population en général et la réunion du parti CNDD-FDD en disant les terminologies du parti comme « shirira » (slogan du CNDD-FDD) ou en confondant le chef de sous colline appelé en kirundi « Nyumbakumi » et celui du parti CNDD-FDD qui dirige le parti au niveau collinaire « inamashingiro ».

Figure 7 : Vue des participants en commune Cankuzo.
Les participants non membres du parti de l’aigle n’ont pas été contents du comportement de celui qui était censé être le représentant du peuple.
Il est revenu sur les projets de développement surtout la construction des stades de Football mais surtout le Stade de Makamba en finition construit grâce à sa vision qu’il avait au départ. Il a exhorté alors la population d’avoir une vision dans tous ce qu’ils font pour un développement durable. Sans vision on ne peut arriver nulle part, a-t-il souligné.
Il a exhorté la population de se coaliser en politique pour les intérêts de leurs provinces. Cela peut aider dans l’attribution des projets de développement. Par exemple actuellement puisque la province de Karusi a voté massivement le CNDD-FDD quand il y a un projet de développement elle doit être prioritaire.
Ce langage a effrayé pas mal de participants parce qu’ils ont entendu que les provinces qui n’auront pas voté le parti de Révérien ne seront prise en considération dans les projets de développement.
Dans ces descentes, le Président du Sénat était accompagné par les députés et sénateurs élus dans cette province et regroupaient les administrateurs communaux, les administratifs à la base et tous les chefs de services provinciaux et communaux.
Bien que le Président du sénat prône le développement, toutes les boutiques, les kiosques et les marchés des communes visités étaient fermés jusqu’au départ du Président du Sénat ce qui fait qu’il y a un manque à gagner irrécouvrable. Des amandes ont été infligées aussi à toute personne qui tardait à fermer sa boutique ou kiosque.
9. Refus de la réunion du parti CNL en commune Muyinga.
Le représentant du parti CNL en province Muyinga, Prosper Bizindavyi a écrit une correspondance au gouverneur de la province Muyinga en date du 19 mars 2020. L’objet de cette correspondance était de demander l’autorisation d’effectuer une descente de sensibiliser les militants de ce parti sur la colline Nyamirambo de la zone Cumba en commune Muyinga.
Comme le pays avait commencé à prendre les mesures de préventions du coronavirus, le gouverneur de la province a suspendu la descente arguant que tous les services étaient occupés pour la sensibilisation de la population sur les mesures de préventions du corona. Madame le Gouverneur a ajouté que ses services n’ont pas le temps de suivre d’autres activités telles que les réunions publiques.

Figure 8 : Correspondance du Gouverneur de la province Muyinga adressée au représentant du CNL.
Les explications données par l’administration provinciale n’ont convaincu le représentant du CNL étant donné que le gouvernement n’a pas encore pris les mesures de confinement comme dans les autres pays. La représentation du parti a mis ce cas dans le prolongement de l’intolérance politique qui caractérise les administratifs en vers le parti CNL. Il a fait remarquer que les rassemblements publics du parti CNDD-FDD se font sans aucune contrainte malgré les mesures de préventions du corona annoncées par le Ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA.
10. Discours divisionniste de l’administrateur de Kayogoro.
En date du 07 mars sur la colline Kimwera, l’administrateur de Kayogoro Misago Zachée a tenu une réunion à l’endroit de la population dans le cadre du projet du Président de moralisation de la société et de préparer la population aux élections en vue.
Dans son enseignement, il est revenu sur les caractéristiques de la période monarchique, qui selon lui, était un moment où tous les Burundais vivaient dans de bonnes conditions mais que les autres périodes ont été caractérisées par les divisions enracinées par les colonisateurs.
Pour se défaire de ces périodes, l’administrateur leur a dit qu’il faut voter pour le candidat du parti au pouvoir le CNDD-FDD. Et d’ajouter qu’il faut purement et simplement voter pour le CNDD-FDD.
Misago Zachée a rappelé que le FRODEBU n’a rien fait pour la population. En ce qui est de l’UPRONA, il a dit que ce parti tout au long des années qu’il était aux affaires de l’Etat, il a mis en exécution l’intimidation, l’exclusion jusqu’au génocide des hutu de 1972.
Un discours qui n’a pas plu à la population de Kayogoro présente dans cette séance et a qualifié son allocution de divisionniste. Cette dernière déclare avoir vécu des moments difficiles de la guerre et aspire à la paix et à l’unité.
De peur d’être pris comme ennemi du parti et de la nation, la population n’a pas osé poser des questions.
11. Prière de jeudi de la fin du mois ou propagande électorale ?
Jeudi le 26 mars 2020, c’était le dernier jeudi du mois de mars. Comme d’habitude, le parti CNDD-FDD avait organisé le culte de prière dans ses permanences au niveau communal et provincial de tout le pays.
À Kagwema en commune Gihanga de la province Bubanza où se trouve la permanence communale, les bagumyabanga et les imbonerakure avaient répondu à ce rendez-vous œcuménique.
Les prières ont débuté à partir de 15h par les chants de louange. Après ces chants,le prédicateur était le pasteur Nzokirantevye. Il a commencé sa prédication en disant que Dieu n’abandonnera pas le Burundi, Israël d’Afrique selon lui grâce à la croyance des Burundais.
Il l’a expliqué en ces mots : « Avant même l’arrivée des colonisateurs les Burundais adorèrent un seul Dieu, ils ne furent jamais polythéistes. Kiranga assura la liaison entre les burundais et Dieu. Dans notre constitution,il occupe la première place,raison pour laquelle personne ne peut avoir peur des calamités ou pandémies ou peur des élections. Le coronavirus n’a pas de place dans notre pays bénit. Les bagumyabanga ne peuvent pas avoir peur du corona virus parce qu’ils ont mis devant notre Dieu qui est notre protecteur ».
Le secrétaire communal du parti CNDD-FDD Mr Isaïe Ndayizeye lui a exhorté les bagumyabanga et imbonerakure présents dans la salle d’aller tranquilliser la population sur les collines et surtout les bagumyabanga que les élections auront lieu et que le rendez-vous du 20 mai reste inchangé.
Le parti au pouvoir ne veut pas qu’il y ait une application stricte des mesures prévues par l’Organisation Mondiale de la Santé pour se protéger et prévenir contre la pandémie à cause des intérêts purement politiques.
D’une part, les bagumyabanga craignent la prolongation du mandat de Nkurunziza ,d’autre part,ils craignent le gouvernement de transition inclusif au cas où les élections n’auront pas eu lieu.
Aujourd’hui la population est sous injonctions et mauvais enseignements que le corona virus ne tue que des blancs et vieux, que Dieu protégera le Burundi comme il l’a fait lors d’Ebola en RDC. Ils arrivent même à occulter la population en disant que le président rwandais Paul Kagame a envoyé les premiers cas cités par le Ministre de la santé pour éliminer les Burundais.
12. Intolérance politique en province Cankuzo.
Ce mois de Mars 2020 a été caractérisé par des incidents politiques isolés entre les partis politiques CNDD-FDD et le Parti CNL en province Cankuzo. Dans une réunion tenue par le gouverneur de la province Cankuzo, au chef-lieu de la province Cankuzo, une réunion à l’endroit des partis politiques et des administrateurs communaux, le représentant du parti CNL en province Cankuzo a parlé de plusieurs cas d’intimidations, d’agression et de violence de leurs membres par les jeunes du parti au pouvoir.
Profitant de la présence des administrateurs et des représentants des corps et de défense, le représentant provincial a présenté les cas d’intolérance politique observés au cours de ce mois de mars.
Il a parlé notamment des exactions de la jeunesse imbonerakure sur la colline Muhweza en commune Cankuzo, le traitement inhumain d’un membre du CNL le 30 mars 2020 par Baranyanka Anselme, directeur de l’ETS Cankuzo et un certain Gratien directeur du Lycée Murore et en collaboration avec ses imbonerakure voulant l’enrôler de force au parti CNDD-FDD, l’attaque des membres de ce parti pendant la nuit à Gisuru et d’autres intimidations de ceux qui sont sur les listes des conseillers communaux.
Face à toutes ces exactions, Ndugi Réverien secrétaire provinciale du parti CNDD-FDD nie toutes responsabilités de la jeunesse imbonerakure. Les administrateurs communaux quant à eux disent qu’ils ne sont pas toujours informés sur ces cas de violations. Njiji Désiré le gouverneur de la province Cankuzo dit qu’il n’y a pas une maison qui brûle et il a demandé aux partis politiques d’éviter toutes formes violences, d’agressions et d’intimidation envers l’adversaire.
Le représentant du parti CNL n’a pas été satisfait des réponses données par les différentes autorités d’autant plus qu’elles ont montré que tous ce qu’il a évoqué n’avait pas de sens alors qu’il y a des victimes en peu partout dans toutes les communes.
13. Conclusion et recommandations.
Depuis que le Burundi est en crise due à la volonté du Président Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir en violation de la Constitution de 2005 et de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation, les autorités politiques et administratives ont adopté un comportement de semer la terreur envers la population.
Le RCP constate que le langage utilisé par les administratifs ou les responsables des institutions de l’Etat comme le Président de la République ou de l’Assemblée ne sont pas de nature à rassurer le peuple.
Ainsi, chaque fois qu’il ya un rassemblement de la population,les autorités invoquent la période coloniale pour montrer que les malheurs qu’endure le peuple burundais ne sont pas causés par leur mauvaise gouvernance politique mais les autres.
Le RCP constate que l’intolérance politique continue à gagner le terrain politique surtout pendant cette période pré-électorale. Le parti CNDD-FDD veut à tout prix gagner les élections et fait tout pour bloquer les autres formations qui tentent de s’organiser pour participer à ces échéances électorales.
De part cette intolérance politique qui fait peur à la population, le gouvernement a érigé un système politique théocratique de fait en faisant croire au monde entier que les Burundais sont les plus croyants que les autres citoyens du monde. De ce fait, le gouvernement explique que même le Coronavirus qui fait rage dans plusieurs pays du monde ne peut pas pénétrer dans le pays où le Dieu est mis en avant jusque dans la Constitution de la République.
Face à cette situation, le RCP recommande :
 Au gouvernement :
 De punir ceux qui divulguer les discours divisionnistes ;
 De prendre des mesures nécessaires pour la prévention du Coronavirus ;
 D’arrêter les manipulations théologiques en dissociant le temporel du politique ;
 De garantir les droits politiques et civiques à tous les partis politiques.

 Aux partis politiques :
 D’arrêter la manipulation de la jeunesse ;
 De présenter des projets de société à la population au lieu d’alimenter l’intolérance politique ;
 A la Communauté Internationale :
 De suivre de près le processus électoral ;
 D’exiger le gouvernement de prendre des mesures de prévention du Coronavirus.

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