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Le Gouvernement burundais a suspendu le travail de cinq organisations burundaises.

samedi 25 février 2017, par webmaster

L’ordonnance du ministère de l’Intérieur du Burundi du 19 octobre précise que l’existence de cinq organisations burundaises est suspendue. Les organisations suspendues sont le Forum pour le Renforcement de la Socitété Civile (FORSC), le Forum pour la Conscience et le Développement (FOCODE), l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT), l’Association Burundaise pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues (APRODH) et Réseau des Citoyens Probes (RCP).

Selon l’ordonnance du ministère de l’Intérieur « les organisations ont taché l’image du pays et incité à la haine et à la division parmi la population burundaise ». Le gouvernement du Burundi s’est efforcé de minimiser l’espace de la société civile libre depuis le premier semestre de l’année 2015. Pendant ce temps, le président actuel du pays a annoncé qu’il allait chercher un troisième mandat qui, à l’époque, Constitution du Burundi. Une grande partie de la société civile a réagi à cela et a organisé des manifestations pacifiques demandant au Président de respecter la Constitution et de céder le pouvoir. En octobre 2015, la Cour constitutionnelle du Burundi a déclaré que la candidature de Nkurunziza pour un troisième mandat n’était pas inconstitutionnelle.

Les troubles au Burundi se sont poursuivis pendant plus d’un an. L’espace de la société civile a radicalement changé. Les comptes de certaines organisations ont été gelés, leurs activités ont été supprimées et les organisations ainsi que les médias ont fait face à des menaces et à des violences. Un exemple de cette violence est le directeur exécutif de l’APRODH, Pierre Claver Mponimba, un militant des droits de l’homme renommé, qui a échappé de justesse à une tentative de sa vie et se remet d’une plaie de balles en Europe. Le fils de Mponimba, ainsi que d’autres membres de sa famille, a été tué pendant les troubles. La société civile burundaise, autrefois active et franche, a été acculée et seule une fracture de ce qui se passe avec la situation actuelle des droits humains dans le pays atteint les médias internationaux.

Des centaines de milliers de personnes ont fui le Burundi vers les pays voisins et des centaines ont été tuées. Le gouvernement du Burundi s’est récemment retiré de ses obligations internationales en matière de droits de l’homme : À la fin de juillet 2016, le gouvernement du Burundi s’est retiré d’une session spéciale sur la situation du Burundi tenue par le Comité des Nations Unies contre la torture. En octobre 2016, le Burundi a annoncé sa démission de la CPI de la Cour pénale internationale. La Cour enquête et évalue les personnes accusées des crimes les plus graves - génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Un rapport de l’ONU sur les violations des droits de l’homme commises au Burundi publié en septembre 2016 précise que « les experts [de l’ONU] ne peuvent pas exclure que certains des ... incidents constituent des crimes contre l’humanité ».

KIOS a appuyé le travail d’ACAT et d’APRODH. L’ACAT et l’APRODH ont été très engagés, entre autres, à lutter contre la torture et à protéger les droits des détenus au Burundi.

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